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13 au 22 février 2013 - Environs de Bangkok

23 Février 2013 , Rédigé par Famille ROPTIN Publié dans #Thaîlande

1/ AYUTTHAYA

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Adrien et Charlyne à l'assaut d'un "Prang" d'Ayutthaya

Adrien et Charlyne à l'assaut d'un "Prang" d'Ayutthaya

Entre le train de nuit et le train de jour ralliant Chiang Mai à Bangkok, c’est un peu… le jour et la nuit. On comprend assez vite pourquoi le train de nuit est pris d’assaut et complet longtemps à l’avance. Celui-ci ressemble beaucoup au train de nuit que l’on connait : de nombreuses voitures, un certain confort qui n’a rien à envier à la SNCF (mais beaucoup à RFF…). Le train de jour, dit « special express », le special devant être une forme de négation pour les Thaîlandais, se compose de trois wagons, les wagons situés aux extrémités servant également de locomotive. C’est le petit + de ce train, on peut, en se plaçant à l’avant, observer la voie qui défile devant nous, le conducteur étant sur le côté.

Vue l'état de la voie on n'est pas sûr que ce soit une bonne idéee de la laisser "apparente" aux voyageurs...

Vue l'état de la voie on n'est pas sûr que ce soit une bonne idéee de la laisser "apparente" aux voyageurs...

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Pour le reste, on retrouve l’esprit routard : des toilettes rapidement impraticables, des cafards qui se baladent dans le compartiment, et un trajet qui n’en finit pas. On arrive à Ayutthaya avec 2h de retard au bout de 12h, pas besoin de se demander à quoi on va utiliser le reste de la journée… Ceci étant, Alice a bien dormi, et les enfants, en partie grâce à l’Ipad, se sont bien occupés. Et avec un bon bouquin (merci Seb et Lisa pour le ravitaillement à Hong Kong), ça reste tout à fait supportable.

Après un premier échec dans une guesthouse complète, on parvient à trouver une chambre dans ce qui doit être le meilleur rapport qualité prix de la terre : le Sherwood. Cette petite guesthouse dispose d’une grande piscine, d’un petit restaurant, et nous débourserons seulement 10€ par nuit à 4. Qui dit mieux ? On couche les enfants directement, et on ne tarde pas à les rejoindre en ayant sauté le repas du soir (mais pas la bière, faut pas exagérer non plus).

Et en plus les vélos (dont un modèle Harley Davidson au second plan) nous seront fournis gratuitement

Et en plus les vélos (dont un modèle Harley Davidson au second plan) nous seront fournis gratuitement

Nous croisons au passage une famille de Porto-Vecchio, qui démarre un séjour de 3 semaines en Thaïlande. C’est la bonne surprise pour Adrien, il y a deux enfants, un peu plus âgés certes (10 et 12 ans), mais avec qui il va pouvoir partager de bons moments notamment dans la piscine. Sympa pour nous également d’échanger avec une autre famille de francophones, je passerai la deuxième soirée à refaire le monde en vidant quelques bières avec Bruno, avant que nos haleines d’alcool et de tabac soient fraichement accueillies par nos épouses respectives : on avait presque oublié que c’était la Saint Valentin…

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Ayutthaya est l’ancienne capitale du Siam (du 14ème au 18ème siècle avant d’être supplantée par Sukhothai), et le centre ville, qui forme une sorte d’île entouré par des rivières, est un concentré de ruines et de temples en plus ou moins bon état de conservation. Nous attaquons dès le matin (vues les températures, mieux vaut commencer tôt) en nous rendant à vélo au Wat Phra Mahattat. Pas mal de touristes, et une grosse déception en lisant les panneaux à l’entrée du site : les constructions, pourtant bien en ruines, dateraient du milieu du 20ème siècle. On est rapidement rassuré quand on comprend que nous sommes aujourd’hui au milieu du 26ème siècle, selon le calendrier bouddhiste. Il était temps de s’en rendre compte, au bout de 7 semaines passées en Asie…

Le miracle de la nature...

Le miracle de la nature...

Dans la foulée, et grâce aux vélos qui nous permettent de bouger rapidement d’un site à l’autre, nous allons voir le Wat Ratburana qui se dresse fièrement à côté. L’absence de parking devant l’entrée a sans doute été la raison d’exclure ce temple des circuits touristiques à la journée depuis Bangkok, et l’endroit est aussi désert qu’impressionnant. Une fois monté à mi-hauteur du prang pour admirer le paysage, nous découvrons un petit escalier qui descend dans les entrailles du bâtiment, qui fut construit pour en l’honneur de deux princes qui se sont battus à mort pour le trône. Le donneur d’ordre étant leur frère cadet, devenu roi, et qui devait se sentir redevable de lui avoir gentiment laissé la place.

Vue en coupe du Prang du Wat Ratburana. On est allé exploré la zone en noire...

Vue en coupe du Prang du Wat Ratburana. On est allé exploré la zone en noire...

L’escalier qui descend vers la crypte est étroit, abrupte, et l’on distingue mal ce qui peut se trouver au bout. La musique d’Indiana Jones retentit aussitôt, et l’on attaque la descente avec les enfants. Au bout de l’escalier, dans la pénombre, je finis par distinguer, à mi-hauteur et à moins d’un mètre, non pas un serpent mais… un pied ! Un pied humain tout ce qu’il y a de plus vivant, dans une tongue en plastique. L’escalier remonte en fait de 2 hautes marches, et l’on débouche dans une pièce minuscule où, après en avoir laissé sortir le pied (et le reste de ce visiteur) on peut voir sur les murs et au plafond des peintures anciennes (mais découvertes assez récemment) représentant notamment Boudha. Bon, c’est pas Lascaux mais c’est tout de même sympa et les enfants sortent très impressionnés par cette exploration.

La chaleur commence à être pesante, aussi, après un déjeuner en bord de rivière dans un restaurant aussi bon que bon marché, nous attaquons l’après-midi avec un programme essentiellement constitué de sieste et de piscine.

On a du mal à se caler pour les devoirs d’Adrien quand les températures grimpent. Le créneau du matin est le meilleur moment pour les visites, mais faire les devoirs après déjeuner par 35°C est loin d’être simple. C’est pourquoi, en ce vendredi matin (vivement le we !) on décide de faire 2 groupes : les garçons restent étudier, et les filles partent au marché flottant, que nous avions vainement cherché la veille à vélo. L’endroit est plein de boutiques qui font le bonheur de Charlyne, et très apprécié également d’Alice : on y croise des éléphants, des tigres, des dromadaires. Adrien s’en remet tout juste d’avoir raté ça, on est retourné le soir même mais le marché fermait. Charlyne ne s’en est toujours pas remise, elle avait fait un repérage sur plein de vêtements « trop mignons ».

Très joli marché flottant d'Ayutthaya

Très joli marché flottant d'Ayutthaya

En fin d’après midi nous partons pour un tour de la ville d’1h30 en bateau. Ca commence super bien : quand on arrive sur les marches qui descendent vers la rivière où sont amarrés quelques bateaux, il y a une quinzaine de touristes qui poirotent. On nous fait un signe et nous passons devant tout le monde pour embarquer sur un petit « long tail boat » privé. C’est chouette de se sentir VIP…

Notre conducteur est un jeune homme très gentil qui va laisser Adrien aux commandes une bonne partie du temps. On a eu un petit doute au début en voyant son T-shirt avec une grosse croix gammée, en voilà un qui n’a pas dû faire de très longues études pour l’arborer ainsi d’une coupable innocence (ouah je crois que c’est ma première oxymore du blog !)…

Adrien tout fier de "conduire" le long tail boat

Adrien tout fier de "conduire" le long tail boat

Le coucher de soleil donne un charme tout particulier à cette ballade, et même si l’on ne voit finalement pas grand-chose des principaux monuments de la ville en passant sur la rivière, on passe un bon moment. Nous nous faisons copieusement arrosés à deux reprises, une fois par un énorme poisson, une autre fois par un baigneur du soir plein d’humour !

Nous repartons d’Ayutthaya le lendemain matin de bonne heure et de bonne humeur, ce cours séjour bien agréable nous consolant un peu de manquer le Cambodge et la visite d’Angkor.

Le Wat Chai Wattanaram au couche du soleil depuis la rivière est un must d'Ayutthaya

Le Wat Chai Wattanaram au couche du soleil depuis la rivière est un must d'Ayutthaya

2/ KANCHANABURI

Adrien n'a pas peur de prendre le train sur le chemin de fer de la mort

Adrien n'a pas peur de prendre le train sur le chemin de fer de la mort

Nous prenons un Van en direction de Kanchanaburi, soit 3 petites heures de route – de la douce rigolade pour les Roptinets. Hormis un Bolivien, nous sommes les seuls passagers, c’est plutôt confortable, mais pour 30€ (40€ vraisemblablement avec notre compagnon de route) on se demande comment il rentabilise. On discute un peu avec Sebastian, qui se balade en Thaïlande dans l’attente d’un visa pour l’Inde où il se rend pour suivre des cours du Dalai Lama. On est vite dans des discussions métaphysiques sur le sens de la vie et où va le monde, avec notre niveau d’anglais autant vous dire que ça doit voler assez haut (genre « the world is crazy, and war is not good, but people are fantastic»), mais en tout cas le voyage passe rapidement.

On débarque, sans avoir réservé bien sûr, dans une guesthouse de Kanchanaburi recommandée par le Lonely. On a de la chance, il leur reste une grande chambre, et là encore il y a une chouette piscine et les prix sont quand même très très cools…

Le pont de la rivière Kwai est bien encombré...

Le pont de la rivière Kwai est bien encombré...

Notre seule visite de la journée sera une marche jusqu’au fameux pont de la rivière Kwai. Le premier point marquant du site est qu’il est envahi de touristes, et malgré un certain cachet et son histoire, on a du mal à comprendre pourquoi. Enfin bon on y est allé aussi, donc on ne va dire que c’est un attrape touristes… Et puis la traversée du pont en plein passage d’un train offre une expérience qu’on imagine difficilement possible en France sans avoir de gros ennuis avec les autorités.

Comme nous envisageons de repartir le lundi matin, nous bookons pour le lendemain le tour « classique » d’une journée proposée dans les guesthouse : visite de la cascade d’Erawan le matin, suivie l’après-midi par une ballade en éléphant et une descente en bamboo boat de la rivière, avant un retour en train par le chemin de fer de la mort qui conduit jusqu’au fameux pont.

Début d'une belle ascension à Erawan

Début d'une belle ascension à Erawan

Départ en pleine nuit donc ce dimanche matin (8h), et nous arrivons à l’entrée du parc d’Erawan à 9h. Le parking immense nous inquiète un peu, heureusement il est encore très clairsemé. Nous devons être de retour 3h plus tard au parking, et après un rapide briefing du guide sur les 7 niveaux de la cascade, nous partons au pas de course, Alice en sac à dos, Adrien remonté comme une pendule à l’idée de se baigner, pour atteindre le sommet. L’ascension est loin d’être facile (ce qui explique la fréquentation décroissante à mesure que l’on monte les niveaux de la cascade), et nous parvenons au 7ème niveau (ciel ?) après 1h30 d’effort dans un cadre franchement splendide. On se met vite en maillot et profitons de l’eau bleutée bien rafraichissante. Petite surprise : il y a plein de poissons dans les différentes vasques. Alice va vite renoncer, et Adrien lui-même, initialement excité par l’idée, va rester un peu en retrait quand il s’aperçoit que ceux-ci, loin de s’enfuir, viennent vous picorer les pieds dès que l’on arrête de bouger. Un peu pris par le temps, nous redescendons jusqu’à la cascade n°4 pour une nouvelle baignade que l’on ne pouvait manquer : il y a 2 superbes toboggans naturels qui tombent dans un grand bassin.

Ca passe...

Ca passe...

Le temps de les faire une fois, et l’on repart rapidement pour ne pas rater le rdv. Nous aurons 10 min de retard, on avale un déjeuner dans une des gargottes qui borde le parking et notre groupe repart aussitôt dans le Van pour rejoindre le camp d’éléphant, situé à 1h de là (le temps d’une sieste pour Alice, c’est parfait !). On ne peut pas dire qu’on perde de temps….

La balade en éléphant et la descente de la rivière se font sur le même site. A peine descendu du Van, on monte sur un éléphant, on fait un tour dans la rivière pour la photo puis un tour du jardin, le temps d’imprimer les photos qu’on nous propose à la descente de l’éléphant. Ensuite on monte dans les embarcations qui se font trainer pendant 15 min par un bateau à moteur pour remonter un peu le courant, et on redescend pendant 15 min jusqu’au point de départ. On se sent un peu idiots dans ces deux promenades, mais les enfants apprécient, on n’en demande pas plus à ce moment de la journée.

Descente en bamboo boat. Alice à l'impression d'être prise pour un jambon...

Descente en bamboo boat. Alice à l'impression d'être prise pour un jambon...

Le trajet en train qui suit est en revanche très sympa, les paysages sont superbes et on a l’impression de remonter dans le temps. Les enfants, décidément en grande forme, font leur show pendant le trajet, notamment avec la chorégraphie de Pokoyo qui fait marrer tout le wagon. On hésite un peu à rester une journée de plus sur place, histoire de visiter plus calmement et de s’imprégner de l’ambiance autour de la rivière, mais nous optons finalement pour un départ dès le lendemain matin, afin de se garder un peu de temps à Ko Samet, l’air marin commençant à nous manquer. Autre détail qui nous ennui un peu : nous croisons, y compris parmi les clients de la guest house, pas mal de couples dont les profils laissent peu d’ambiguîté sur la nature de la relation : un occidental en phase de décrépitude plus ou moins avancée, avec une jeune Thaïlandaise légèrement habillée. C’est un peu glauque, et on ne souhaite pas qu’Adrien s’en étonne et nous posent des questions – il est cependant à des années lumières de s’en émouvoir, absorbé qu’il est par les différents animaux en cage ou aquarium qui peuplent l’endroit.

3/ KO SAMET

Charlyne aime Ko Samet

Charlyne aime Ko Samet

C’est sans doute le rythme pris pour les visites la veille qui nous donne le tempo du voyage ce lundi. Parti à 8h30 de la guesthouse, on attrape un van à 9h à la gare routière de Kanchanaburi, qui nous dépose au monument de la victoire à Bangkok sur les coups de midi. Un van en partance pour Ban Phe ne semblait attendre que nous, le temps de transférer les bagages et de se tasser à l’arrière, et c’est reparti pour 3h30. A l’embarcadère, même scénario : on prend les billets, on monte dans un ferry bien plein et à peine on s’assoit que les amarres sont jetées. On pose nos sacs dans un bungalow d’une plage tranquille du milieu de Ko Samet (Ao Sang Tian) avant 17h, on ne pensait pas y arriver mais on va donc pouvoir prendre un petit bain de mer avant la nuit !

On a coutume de dire, quand on se baigne en Bretagne « quand on y est, elle est bonne ! ». Il faut comprendre : « après 10 min de mise à l’eau douloureuse et d’hyperventilation en tentant de nager les épaules en dehors de l’eau, et sous réserve de ne pas s’attarder plus de 20 min, il y a un moment, autour de la 15ème minute, où ne sentant plus vraiment notre corps, le froid est supportable ». Eh bien à Ko Samet quand on y est elle est bonne, quand on s’y met elle est bonne, et on a envie d’y rester indéfiniment. On a du inventer des histoires de méduses nocturnes pour en faire sortir les enfants pour dîner…

On ne sera jamais trop loin de l'eau à Ko Samet

On ne sera jamais trop loin de l'eau à Ko Samet

Si la proximité de Bangkok donne la réputation à Ko Samet d’être un peu agitée ou bruyante, cela reste un bon dépaysement. D’abord l’ïle est assez peu construite, seulement le long des plages relativement petites de la côte est, et il ne s’agit pas d’immeubles mais de constructions basses. Ensuite il n’y a pas route, seulement une piste dans un état qui n’est pas sans nous rappeler Palawan aux Philippines. Outre les taxis format pick up, le principal moyen de locomotion à terre est le scooter (équipé ici de pneus crantés) et… le quad. En fait beaucoup des visiteurs qui se rendent ailleurs que sur la plage principale située près du débarcadère utilisent des speedboat, gros hors bords avec 200 cv et plus qui font la tournée des plages depuis/vers le continent. C’est d’ailleurs ainsi que nous repartirons, cela revient finalement moins cher, d’où nous sommes, que de prendre un taxi pour aller au ferry.

Bien que la plage où nous ayons échoué nous semble parfaite (calme, logement biens et pas chers face à la mer…), nous avons rapidement envie d’aller explorer le reste de l’Ile. Après une première matinée sédentaire, entre devoirs d’Adrien et baignade, je pars avec Adrien en éclaireur pendant la sieste d’Alice. Nous louons un scooter à l’entrée de la baie, qui nous déconseille très vivement d’aller plus au sud, et nous décidons donc de tenter de rejoindre la seule plage située côté ouest. Si ça reste gérable, la conduite dans les montées et les descentes défoncées de la piste me parait peu propice à une initiation de Charlyne au scooter. On parvient néanmoins à rejoindre la très agréable plage de Ao Phrao en une petite demi-heure, et on se jette directement dans l’eau presque trop chaude dès notre arrivée. Il y a en fait un gros complexe hôtelier haut de gamme qui fait pratiquement toute la baie, mais c’est bien aménagé et accueillant même pour les non-résidents.

Après un retour en prenant un raccourci et sans se perdre (les deux allant rarement de pair), on finit la journée en explorant le reste de notre baie. Rien de particulier, hormis une zone de coraux à l’extrémité sud que nous promettons à Adrien de revenir explorer. Avec les restaurants, les logements, le petit commerce, etc… On se dit qu’on pourrait ne pas sortir d’un cercle de 100m de rayon pendant plusieurs jours, et c’est ce que font manifestement pas mal de touristes.

On est pas venu à Ko Samet pour enfiler des perles. Quoique...

On est pas venu à Ko Samet pour enfiler des perles. Quoique...

Sauf que ça nous démange un peu, alors le lendemain matin, en plus du scooter, on part louer un quad. Comme quoi ça valait le coup de faire une séance d’initiation à Chiang Mai. Adrien monte avec Charlyne sur un engin assez monstrueux qui fait autant de bruit qu’une tondeuse à gazon Bernarhd (gageons qu’il ait la même robustesse !), mais compte tenu des vitesses pratiquées il n’y a pas trop de soucis à se faire…Je prends Alice dans le sac à dos, ce qui ne me parait pas trop tête brûlé non plus, le principal risque étant de faire tomber le scooter à l’arrêt.

Le bilan carbone du voyage va en prendre un coup...

Le bilan carbone du voyage va en prendre un coup...

Nous rejoignons ainsi la plage principale (Haad Salkaew) au nord de l’île, incontestablement très jolie mais avec une ambiance plutôt Côte d’Azur. Beaucoup de touristes qui débarquent en masse, des bateaux amarrés un peu partout et qui ne sont visiblement pas soumis à la limitation de 5 nœuds à moins de 300m de la côte… On y passe néanmoins la matinée, essentiellement dans l’eau, et on repart sur les coups de midi pour rejoindre de nouveau la plage située côte ouest. Nous déjeunons dans l’un des quatre restaurants du complexe hôtelier, les prix sont 3 fois plus élevés que sur notre plage mais on profite de bonnes pizzas et plats de pâtes, ça fait du bien de temps en temps !

La jolie - mais un peu agitée - plage de Haad Salkaew

La jolie - mais un peu agitée - plage de Haad Salkaew

Nous passerons le reste de l’après midi et la dernière journée sur la plage où nous logeons, bien occupés finalement entre la pêche aux crabes de sable (véritable obsession d’Adrien), les baignades, les devoirs, l’exploration du récif corallien, et surtout, il faut bien le dire, le farniente.

La salle de petit déjeuner, juste devant notre bungalow, n'incite pas à aller voir ailleurs...

La salle de petit déjeuner, juste devant notre bungalow, n'incite pas à aller voir ailleurs...

Ko Samet est une destination très prisée pour un week end, trois jours en semaine c’est très bien aussi !

Après un retour rapide en speed boat le jeudi après-midi et une nuit à Rayong, nous repartons vendredi matin en direction de l’aéroport de Bangkok pour Kuala Lumpur. Début d’un séjour de 3 semaines en Malaisie, dont les deux premières avec le clan Saudrais puisque nous retrouverons dès samedi les (beaux) parents, la (belle) sœur, le beau-frère, le neveu et la nièce.

BILAN THAILANDE / LAOS / (CAMBODGE)

Nous terminons ainsi notre boucle de 5 semaines en Asie du Sud Est, qui devait initialement enchainer Thaïlande (1 semaine) , Laos (2 semaines) et Cambodge (2 semaines), et qui aura été finalement essentiellement Thaïlandaise (4 semaines) avec un détour par le Laos (1 semaine). Nous avons été de nouveau séduits par ce qui nous avait plu au Viet Nam en 2005 : tout est facile (transport, logement, nourriture), peu cher, accueillant. Les Thaïlandais sont réglos, fiables, et la plupart du temps se mettent en quatre pour rendre service. Si on ajoute à ça la diversité et l’intérêt des sites (sans parler du sud de la Thaîlande), on comprend assez vite le succès touristique du pays.

Côté santé, plus de soucis, Alice a retrouvé son poids de forme, on devrait pouvoir éviter de se faire remonter les bretelles par ses grands parents maternels. On poursuit le traitement anti-palu jusqu’à la fin de la Malaisie, on ne peut pas dire que l’on ressente les effets secondaires classiques (photosensibilité et maux de ventre), mais on n’est pas convaincu non plus qu’il y ai une réelle utilité à le prendre. Il y a quand même les vaccins du BCG pour lesquels nous avions consulté fin janvier à Chiang Mai, on a eu le droit à Ko Samet à deux éruptions volcaniques spontanées, Alice a tiré la première et Adrien a suivi le lendemain, on a nettoyé et on va suivre l’évolution, je vous passe les détails mais s’il y a parmi vous des fans de claquage de boutons (si si il en existe) qu’ils se manifestent, on a des photos bien gores…

Au niveau du rythme les enfants semblent plutôt bien s’adapter, il leur manque sans doute un peu de collectivité et d’autres copains de jeux – nous n’en avons pas rencontré beaucoup, et la langue semble être un gros obstacle pour Adrien : comme il parle tout le temps, si on ne le comprend pas, ça le vexe rapidement. Les deux semaines avec les cousins devraient leur faire du bien.

Pour les transports, on a enchainé dernièrement un peu plus que prévu : 3 journées complètes de transport sur les 9 derniers jours. Là encore ça se passe bien, même s’il faut être en forme avant de partir pour réussir à les tenir à peu près en place plus de 8h d’affilée. Mais on commence à être rôdés, et les journées de transport ne sont plus une angoisse.

Pour la nourriture plus de soucis non plus, on essaye d’alterner cuisine asiatique – du moment qu’il y a du riz ça passe – et des plats plus occidentaux, la plupart des restos où nous étions proposant les deux.

Côté budget, les dépenses courantes (hors billets d’avion) se situent un peu au-dessus de nos prévisions initiales – faites un peu à la va vite il faut bien le dire. On tourne à un peu moins de 1000 euros par semaine tout compris, ce qui est plutôt confortable pour les pays visités si l’on fait un tout petit peu attention. D’autant qu’Alice ne nous coûte pas très cher, puisque nous transportons son lit et qu’elle partage généralement ses plats avec Adrien. Ils ne sont pas à la diète je vous rassure, mais les portions sont copieuses !

On quitte donc ce coin de l’Asie chargé d’Histoire pour des destinations plutôt orientées « nature » (Malaisie, Nouvelle Zélande, Australie) jusqu’à ce que l’on revienne au Japon début mai. Pour l’heure cap vers le Sud !

La photo n'a rien à voir avec le texte, mais c'est toujours sympa de terniner un article par un soleil couchant, non? Adrien sur une plage de Rayong, dernière soirée en Thaïlande

La photo n'a rien à voir avec le texte, mais c'est toujours sympa de terniner un article par un soleil couchant, non? Adrien sur une plage de Rayong, dernière soirée en Thaïlande

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J
toujours très agréable, ça me donne envie de programmer la Thailande dans mes projets.Pour l instant, j' envisage dans des travaux à Lomener , nous sommes en vacances scolaires, ne pas l oublier pas de devoirs pour Adrien pendant 2 semaines, je garde donc Sarah cette semaine à Rennes puis je pars en Laponie 1 semaine voir les aurores boréales. Bonjour à toute la famille Saudrais de ma part.<br /> Très bonne continuation et merci encore pour les nouvelles que je lis avec un plaisir toujours renouvelé.<br /> PS:Vincent et Daniel ont passés 10 à 12h dans le studio de Lomener et depuis 7h ce matin ils y sont et espèrent avoir terminé à 13h....je vous transmets<br /> leur bonjour ainsi que celui de Tom et Sarah qui dorment encore.
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S
Bravo, que de belles nouvelles ! toujours un style inimitable pour Jean<br /> Il faudrait juste que Charlynette se décrispe un poil sur les photos ;)<br /> Sinon, à la rescousse du navigateur thaï, c'est sûrement un svastika qu'il devait arborer (très vieux symbole hindou et bouddhiste) détourné par le fou-furieux allemand.. (qui l'a d'ailleurs inversé)<br /> Continuez à bien en profiter et nous faire partager tous ces bons moments !<br /> grosses bises
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J
Oui c est aussi ce que nous a dit Seb, mais la croix était bien noire dans un cercle blanc entouré de rouge, ce qui me semble un peu subversif quand même de la part du fabricant de t shirt... Bon on apprend petit à petit nous aussi...