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12 au 28 avril 2013 - Australie 1/2 – Brisbane et les côtes

27 Avril 2013 , Rédigé par Famille ROPTIN Publié dans #Australie

Ca pourrait mieux commencer...

Ca pourrait mieux commencer...

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Brisbane 1/3

L’Australie, ce n’est pas ce que l’on croit. Arrivés à Brisbane de bon matin, il pleut, et il va pleuvoir par intermittence toute la journée, et en continu le lendemain. Pour une mise en route, on pouvait rêver mieux, d’autant que même à Brisbane, la plupart des activités que nous avions ciblées sont en extérieur.

On se console en se disant que notre première journée était de toute façon plus orientée utile qu’agréable : déposer les demandes de visa pour la chine, poster des petits colis que nous n’avions pas réussi à envoyer avant de repartir d’Auckland, acheter des sièges auto pour les enfants, gérer le tél et internet… Et pour tout ça, on va être plutôt efficaces.

La carte sim pour mon tél et la 3G pour l’Ipad sont gérés en 5min avant même d’être sortis de l’aéroport. Comme en NZ, les offres prépayées nous paraissent super intéressantes, nous n’hésitons pas longtemps pour ces outils qui simplifient quand même bien la vie.

Pour les visas chinois, c’est un plus compliqué. Nous avions déjà rempli un formulaire en ligne de 7 pages par demandeur (donc 28 pages en tout), et après un premier passage au bureau de Brisbane (qui par chance, se trouve tout près de notre B&B), on m’indique sèchement qu’il manque quelques pièces aux dossiers : confirmation de réservation d’hôtel à Pekin, itinéraire d’avion, copie des visas Australiens. Il n’était évidemment mentionné nulle part qu’il fallait tout ça. On booke vite fait 2 nuits à l’hôtel indiqué dans notre formulaire (on aurait eu l’air malin s’il avait été complet), on passe imprimer les documents dans un magasin de matériel de bureau qui nous fait ça gracieusement, et la deuxième tentative sera la bonne, juste avant la fermeture du centre à 15h. Les Australiens terminent tôt, et les chinois vivant en Australie encore plus tôt ! On récupérera nos passeports avec les visas à peine une semaine après, en nous acquittant de pas loin de 400€. La Chine, il faut vraiment avoir envie d’y aller…

Notre rayon d'action prévisionnel est limité, mais en Australie l'échelle est un peu différente...

Notre rayon d'action prévisionnel est limité, mais en Australie l'échelle est un peu différente...

Une toute petite tranche d'Australie, mais pas loin de 2000 km de route pour ce parcours !

Une toute petite tranche d'Australie, mais pas loin de 2000 km de route pour ce parcours !

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Le centre-ville de Brisbane est finalement assez petit, et comme nous logeons juste à côté, les autres courses ne poseront pas de problème : si ce n’est qu’on devra se trimballer les 2 sièges auto depuis un mall jusqu’à notre B&B, en craignant de se prendre une averse. Petite explication : après le camping car en NZ, nous avons opté pour la voiture en Australie. Cela nous semble plus intéressant financièrement, et également plus flexible notamment pour les zones plus urbaines, Brisbane en tête. Seul ombre au tableau, la location de 2 sièges autos coute presque aussi chère que celle de la voiture. En achetant des sièges neufs, nous nous en tirons pour la moitié du prix de la location de ceux-ci et nous pouvons espérer les revendre. Bref on se dit que ça valait le coût de s’embêter un peu.

Le lendemain matin, nous nous réveillons avec une pluie battante, et nos plans de croisière sur la rivière pour aller voir le sanctuaire des koalas tombent, c’est le cas de le dire, un peu à l’eau. Après quelques hésitations, nous nous décidons à partir le jour même pour Byron Bay, notre première escale sur la côte. Le B&B nous reporte notre 2ème nuit pour la veille de notre départ à Sydney, et on plie les bagages avant l’heure de check out – ce qui n’est pas un exploit compte tenu de nos horaires encore très Néo-Zélandais qui s’accordent finalement assez bien avec le lever du soleil en Australie, sur les coups de 5h30 / 6h00.

Souhaitant faire le trajet pendant l’heure de la sieste (pratique pour tout le monde sauf pour le chauffeur qui va un peu lutter), on remplit la matinée par une petite visite du musée de Brisbane. C’est plutôt sympa, avec une rétrospective de l’exposition universelle de 1988, mais en ce samedi pluvieux de début de vacances scolaires, c’est aussi bien rempli, on ne peut accéder à une tour qui offre un beau panorama sur la ville sans attendre 3h. En même temps vu les trombes d’eau qu’on se prend dès qu’on met le nez dehors, il n’est pas sûr que le panorama soit exceptionnel…

La route pour Byron Bay, est assez chargée, en particulier la première moitié qui dessert la Gold Coast, mais il ne nous faudra que 2h30 pour arriver là-bas. On a lu dans le Lonely que c’était le genre d’endroit où l’on restait plus longtemps que prévu. On prévoyait 2 nuits, on restera 4 en hésitant pour une cinquième…

Bienvenue dans la piscine à vague de Byron Bay...

Bienvenue dans la piscine à vague de Byron Bay...

2/ BYRON BAY

Le temps est toujours incertain quand on arrive à l’office de tourisme de Byron Bay. Et les similitudes avec nos débuts en NZ deviennent troublants : difficile là aussi de trouver des logements disponibles, on n’avait anticipé ni les vacances scolaires ni l’effet we. Notre interlocuteur, dont la coolitude pourrait presque passer pour de l’indigence en première impression, finit par nous sortir 3 logements, dont un grand deux pièces, certes un peu loin de la mer (10 minutes à pied, ça reste acceptable !), mais au calme et pour un prix très correct. Nous n’hésitons pas trop et confirmons donc pour 2 nuits. Sur le voucher de l’office de tourisme, notre ami a noté le lieu « A real gem ». On va mettre une bonne ½ heure à chercher la résidence à l’adresse indiquée, en fait il s’agit d’un appartement d’une particulière (qui s’appelle Gemma, d’où la blague) qui viendra sur place nous ouvrir après qu’on l’ait appelée au téléphone. C’est la première fois depuis le début du voyage qu’on dort dans un endroit aussi grand (~50m2 + un grand balcon qui donne sur une voie ferrée désaffectée et le bush), et c’est franchement appréciable. On a notamment une vraie cuisine, après celle du camping car on pense à la pub de Renault : « et si le vrai luxe, c’était l’espace ? ».

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Dimanche matin, le soleil fait son retour. On part pour la plage avec l’idée de pousser jusqu’au cap Byron et le phare, qui offrent parait-il de très beaux points de vue. Arrivés sur la plage, c’est la carte postale de surf : des belles vagues déferlent en bon ordre en de nombreux points de la baie, offrant aux surfeurs de ce dimanche un terrain de jeux idéal. Vu la densité de surfeurs et la taille des vagues, l’idée d’une ballade pour la matinée parait tout à fait adéquate...

On fait l’aller en suivant la côte, ce qui nous prend au final deux bonnes heures, mais c’est facile et convivial. Peu avant le phare, on passe par le point le plus oriental de l’Australie continentale – voilà qui est fait ! Le spectacle de la baie de Byron d’un côté et d’une côte plus sauvage de l’autre est superbe, il ne manquera au tableau que les dauphins que l’on aperçoit souvent de là-haut.

En fin d’après-midi, nous retournerons à la dernière plage de la baie, qui a l’avantage d’être un peu abritée de la houle au bord. On va plus profiter de la plage que de la mer, un peu trop agitée pour se baigner sereinement avec les enfants.

Voilà le genre de ballade qu'Adrien aime bien. Alice aussi, pour peu qu'elle soit sur les épaules...

Voilà le genre de ballade qu'Adrien aime bien. Alice aussi, pour peu qu'elle soit sur les épaules...

La plage, on connait, alors le lendemain matin, on part pour une ballade dans un parc national situé à 45 min dans l’intérieur des terres, le Night Cap. Contrairement à l’image qu’on en avait, c’est très vert, et la forêt tropicale ou subtropicale est bien là. Notre équipement du jour, tongues et short, va vite s’avérer inadapté après les pluies de ces derniers jours. Après quelques km de petite route puis de piste (heureusement très praticable) où l’on ne croise que de rares 4x4, on se gare à proximité d’une magnifique cascade (Minion Falls) qui marque le départ d’une rando supposée facile le long de la rivière en amont de la chute d’eau. On ne croise personne, et si le chemin est facile et bien balisé, il est aussi très boueux. Après 1km, on se rend compte également que de nombreuses sangsues n’attendaient que nous pour le brunch. Elles sont heureusement assez petites (~1cm), mais ça suffit pour ouvrir quelques plaies qui en attirent d’autres. C’est là qu’on se dit que les tongues, c’est mieux pour la plage. Et que finalement la plage, c’est mieux pour nous aussi. On finit par rebrousser chemin, version Bérézina avec Adrien rendu nerveux par la boue et les sangsues (qui ont le bon goût de l’épargner, tout comme Alice pour qui la position sur mes épaules offre un abri assez sûr, du moins faut-il le souhaiter), et on retrouve le parking après moins d’une heure de rando. A l’arrivée, je découvre une belle sangsue de la taille d’un doigt d’Alice agrippée à ma cheville, et qui ne va pas être facile à déloger. Une fois par terre, Adrien essaie de l’écraser sous sa sandale, mais en relevant le pied, au lieu de la voir en version crêpe sur le bitume, on la voit en train d’escalader le bord de la sandale vers sa nouvelle victime. Remarquable adaptation à un milieu naturel hostile… mais sale bête quand même ! On va attendre un temps plus sec pour retourner dans la forêt.

Les Minion Falls, très impressionantes au demeurant...

Les Minion Falls, très impressionantes au demeurant...

L’après-midi, nous nous décidons à louer un bodyboard, et nous rendons là encore sur une plage un peu abritée dans la baie. Adrien commence, et je ne vais pas le lâcher d’une semelle : si les vagues au bord sont petites, il y a un très fort courant latéral contre lequel il est presque impossible de résister par moment lorsque l’eau arrive à la taille. Adrien va quand même prendre quelques mousses sympathiques, et surtout bien profiter de la plage avec Alice. Les températures sont agréables, mais en fin de journée les petits shorty sont les bienvenus. Je me mets à l’eau avec des palmes juste après, et tente d’aller rejoindre le point de déferlement le plus proche. Avec le courant, c’est une lutte continue où il ne faut finalement pas trop chercher à s’économiser : si on se contente d’aller à la vitesse du courant, on n’arrive jamais à destination… J’arrive quand même à prendre 2 ou 3 vagues, mais les regards des surfeurs alentours me font vite comprendre qu’ici le bodyboard, c’est un peu comme le tango dans une rave party, un peu ridicule et malvenu.

La plage, une valeur sûre.

La plage, une valeur sûre.

Retour donc le lendemain matin sur la plage principale avec cette fois une planche de surf. Les vagues ont encore baissé d’une taille, ce qui n’est finalement pas un mal vu mon niveau. C’est quand même un peu limite, le plus énervant étant surtout les gamins d’à peine 10 ans qui déchirent sur ces petites vagues qui les portent facilement. Je ne sais pas à quel âge ils commencent en Australie, mais ça fait un peu penser à quand on se fait doubler, sur les pistes de ski, par un groupe de schtroumpfs habillés tous pareil et qui habitent la station. Pour l’après midi on reviendra donc au bodyboard, et pour Adrien seulement, les vagues ont encore un peu diminué et sont alors idéales pour qu’il s’éclate, juste avant l’orage qui va clôturer ces trois journées de soleil.

On quitte donc Byron Bay le mercredi 17 avril, direction Brisbane pour récupérer nos visas chinois (et nos passeports) et tenter de faire les activités que nous avions prévues pour notre premier passage.

3/ BRISBANE 2/3

La route qui va de Byron Bay à Brisbane longe la fameuse Gold Coast. Si nous faisons finalement l’impasse sur la visite de Surfers Paridise et autres Burleigh Heads, nous pouvons difficilement échapper aux parcs d’attractions bien visibles depuis la 4 voies. Depuis les toboggans aquatiques de Malacca, Adrien en redemande, et nous décidons donc de faire halte sur la route au White Water World, qui jouxte le parc d’attraction plus classique de Dreamworld. Les toboggans sont tout simplement géniaux, mais nous allons être limités, par rapport à Malacca, par deux facteurs. D’abord beaucoup de toboggans (et évidemment les mieux) sont interdits au moins d’1m20. On avait bien briefé Adrien pour se mettre sur la pointe des pieds à l’heure de vérité, mais les « life guards » sont intransigeants et pas dupes. L’autre bémol est le monde et les temps d’attente. Ce n’est pourtant pas plein, mais il faut régulièrement faire la queue 10 à 20 minutes avant une descente. Ca n’empêche pas les enfants de s’éclater, Alice se contentant de prendre à peu près 50 fois dans la journée le même petit toboggan rouge (le bleu à coté, exactement pareil, étant jugé « nul »). Mention spéciale pour le toboggan qui descend… et qui monte aussi, Charlyne a tellement hurlé qu’Adrien voulait le refaire uniquement avec sa maman ; ainsi que pour le toboggan « bombe humaine » qu’Adrien ne pourra pas tester : On rentre dans une section de tube fermé quasiment verticale, un disque du diamètre du toboggan au niveau des pieds empêchant de tomber. Le maitre-nageur commence son compte à rebours, et à 0 la trappe s’ouvre sous les pieds, on part comme une balle pour une descente qui doit durer moins de 5 secondes, et où l’on a l’impression de voir un film en accéléré.

On s'en donne à coeur joie dans le parc aquatique. Sans se douter qu'il s'agit d'un avant goût de la soirée à Brisbane...

On s'en donne à coeur joie dans le parc aquatique. Sans se douter qu'il s'agit d'un avant goût de la soirée à Brisbane...

Les attractions bien visibles de Dreamworld sont également impressionnantes (notamment une grande tour avec une simulation de chute libre sur au moins 50m), et l’on comprend assez vite la réputation qu’a la région pour ses parcs d’attraction. Mais globalement mieux adapté pour les enfants plus grands…

Arrivés à Brisbane en milieu d’après-midi, nous apprécions la douceur et le beau ciel bleu avant d’aller dîner dans le centre. Et là, la malédiction de Brisbane ressurgit : des coups de tonnerre se font entendre, et une pluie diluvienne s’abat sur nous au moment où l’on prend la direction de notre B&B. On va même prendre un taxi pour faire les 200 derniers mètres. Décidément Brisbane ne nous réussit pas.

Queensland - Sunshine State, peut on lire sur les plaques d'immatriculation. Il est vrai que la nuit, le soleil ne risque pas de briller.

Queensland - Sunshine State, peut on lire sur les plaques d'immatriculation. Il est vrai que la nuit, le soleil ne risque pas de briller.

Jeudi matin, après avoir récupéré nos visas pour la Chine, nous quittons à nouveau Brisbane pour le le Lone Pine Koala Sanctuary, situé à seulement une douzaine de km. Il fait beau, nous sommes un jour de semaine, les conditions sont parfaites pour profiter de cet endroit qui a de quoi faire rêver les plus jeunes. Si le kiwi, mascotte de la Nouvelle Zélande, possède un charme discutable, le koala, qui est l’un des animaux emblématique de l’Australie, est incontestablement mignon. Surtout quand on peut les observer de près et même en prendre un dans ses bras – moyennant un petit supplément évidemment. Bref un grand moment d’émotion pour Adrien, mais le « sanctuaire » ne se limite pas à ça : on trouve en fait un peu tous les animaux typiquement australiens, le plus sympa étant de se balader dans une grande prairie où évoluent en toute liberté kangourous, wallabies et émeus. On reste un bon moment, en se disant que c’est vraiment le paradis pour les enfants – heureusement pas trop nombreux ce jour-là. La cerise sur le gâteau sera un cacatoès qui nous servira un « bye bye » sonore au moment où l’on sort.

C'est cliché, mais on aime bien quand même !

C'est cliché, mais on aime bien quand même !

Alice tente de faire comme les grands kangourous...

Alice tente de faire comme les grands kangourous...

... mais c'est Petitgourou qui remporte les suffrages.

... mais c'est Petitgourou qui remporte les suffrages.

Après un déjeuner sur le pouce, nous prenons la direction de la côte au nord de Brisbane, destination Hervey Bay, qui est l’un des points de départ privilégié pour explorer Fraser Island, tour que nous avons réservé pour la journée du vendredi.

4/ HERVEY BAY ET FRASER ISLAND

Trip Advisor est décidément une valeur sûre quand il s’agit de trouver un logement. Après 3h de route depuis Brisbane, nous arrivons aux « Sanctuary Lakes Fauna Retreat », dont le nom ferait plus penser à un parc qu’à un motel. C’est pourtant bien là que nous allons loger, dans un grand bungalow situé au milieu de plusieurs étangs, et abondamment fréquentés par des canards, perruches, tortues et autres poules d’eau. C’est confortable même si cela n’a rien de luxueux (notamment le prix), mais le cadre est un régal pour nous et pour les enfants, le tout à 300m de la plage. On recommande chaudement si vous passez par là…

Fraser Island vue d'en haut, c'était pas prévu au départ mais on a craqué !

Fraser Island vue d'en haut, c'était pas prévu au départ mais on a craqué !

On prend une navette devant l’hôtel un peu avant 8h vendredi matin pour rejoindre l’embarcadère vers Fraser Island. Le tour opérateur, « fraser explorer tour », recommandé par le Lonely, possède en fait les bus de ramassage, le ferry, les cars et le complexe hôtelier situé sur l’île. Et ça semble plutôt bien marcher, bien que nous soyons en semaine, nous devons être pas loin de 150 à embarquer pour la journée avec eux (le ferry transporte également des 4x4 d’autres agences). On va passer une journée en mode groupe et assez rythmée, mais c’est finalement un peu inévitable si l’on ne souhaite rester qu’une journée sur l’île. Et malgré le temps important passé dans le bus 4x4 par rapport au temps des escales aux points d’intérêts, la visite va se révéler super intéressante.

Notre guide-chauffeur est tout simplement brillant. Sur les 3 ou 4 heures de bus de la journée, il va passer son temps à expliquer, dans un anglais très compréhensible et avec beaucoup d’anecdotes et d’humour, tout ce qu’il faut savoir sur l’île : sa formation depuis des millions d’années, sa faune et sa flore, ses lacs etc… Le type est manifestement un passionné, et même s’il répète que Fraser Island n’est qu’un gros tas de sable, on sent qu’il est fasciné par cette île hors du commun.

Un guide-chauffeur au taquet !

Un guide-chauffeur au taquet !

Après une traversée de l’île d’ouest en est (soit une quinzaine de km de piste en sable un peu cahoteuse au milieu de la forêt), nous arrivons à la grande plage côté océan, qui fait pas moins de 75 miles. Nous allons en parcourir une partie dans un sens puis dans l’autre, et nous nous laissons tenter, en cours de route, par un petit tour en avion. Décollage et atterrissage sur la plage, et un joli survol de l’île en 15 minutes, les pilotes sont un peu speed car les passagers candidats se bousculent, mais ça vaut largement le coup. On récupérera Charlyne un peu plus loin sur la plage, nous avons raté l’arrêt à l’épave du Maheno, mais pas de regret.

Un bon tuyau pour Yann Artus Bertrand...

Un bon tuyau pour Yann Artus Bertrand...

Une fois le déjeuner englouti, nous repartons pour une halte à l’ancien village de bucherons au centre de l’île, où nous apercevrons un dingo, avant de rejoindre le lac Mc Kenzie. Les photos que nous en avions vu étaient plutôt paradisiaques, mais notre guide nous prévient : les pluies de ces derniers mois ont fait monter l’eau de ce lac à un niveau rarement atteint, et la belle plage sensée le border est actuellement… sous l’eau. Du coup c’est un peu moins glamour, ça ressemble plus à un étang au milieu d’une forêt, mais l’eau reste très belle et l’on ne va pas se priver d’une bonne baignade pour bien terminer la journée !

Si Charlyne se baigne, c'est que l'eau est quand même très claire...

Si Charlyne se baigne, c'est que l'eau est quand même très claire...

Nous allons finalement rester 2 nuits de plus à Hervey Bay. Histoire de profiter de l’ambiance détendue et assez familiale de cette station balnéaire peu courue mais qui mérite le détour. La plage est super pour les enfants, on se croit un peu vacances (ce qui n’est pas le cas bien sûr !), à tel point qu’on va même se compromettre dans une location de rosalie.

Le ridicule ne tue pas, nous en sommes la preuve vivante !

Le ridicule ne tue pas, nous en sommes la preuve vivante !

5/ AGNES WATER ET LADY MUSGRAVE ISLAND

On tenait quand même à avoir un petit aperçu de la grande barrière de corail qui s’étend sur tout le nord de la côte est du Queensland. Les meilleurs endroits se situent vraiment très au nord, mais des petits ilots de l’extrémité sud semblent mériter le détour. Et détour il y a, il faut 3 bonnes heures pour faire la route entre Hervey Bay et Agnes Water – ce qui, à l’échelle Australienne, reste un saut de puce. On imagine passer 3 ou 4 jours sur place (dont une journée d’excursion sur une île) avant de redescendre sur la sunshine coast, légèrement au Nord de Brisbane.

Nous arrivons à Agnes Water à 16h, la bonne heure pour avoir le temps de passer à l’office de tourisme. On trouve sans problème un logement et on réserve pour la sortie à Musgrave Island dès le lendemain, la météo étant prometteuse, autant ne pas manquer l’occasion. On a tout juste le temps d’aller faire trempette avant la nuit, la plage est plutôt sympa mais pour les vagues c’est moyen (Agnes Water est apparemment le spot de surf le plus septentrional de la côte est, la barrière de corail devant faire obstacle à la houle ensuite).

Séance photo devant Lady Musgrave Island.

Séance photo devant Lady Musgrave Island.

La journée win

L’excursion sur Lady Musgrave Island a tout d’une journée idyllique. Départ à 8h30 sous un soleil radieux, la sortie de la marina de Town of 1770 (étrange nom de ville !) à travers une sorte d’estuaire avant de rejoindre l’océan est superbe, et sera encore plus jolie au retour en fin de journée avec le soleil couchant.

Notre bateau, qui appartient à la compagnie qui organise les excursions sur Lady Musgrave, ressemble à un petit ferry qui vogue à vive allure. Nous sommes une petite centaine, ce qui nous inquiète un peu. La traversée dure 1h30 (pas loin de 50km quand même), mais on peut circuler librement notamment sur le pont à la proue du bateau qui offre une jolie vue sur la mer – on verra pas mal de gens en revival de Titanic « I’m the king of the world », en espérant que l’analogie s’arrête là.

A l’arrivée dans la passe du récif corallien qui entoure l’îlot, l’excitation monte d’un cran : on entre dans un grand lagon à l’eau turquoise, parfaitement calme, une sorte de piscine géante. Nous accostons sur un ponton aménagé flottant à 200 m de l’île, et là, le festival commence : d’innombrables poissons sont vite attirés par la nourriture lancée. La nouveauté c’est qu’on peut non seulement les observer du ponton, mais aussi d’un petit tunnel sous-marin auquel on accède par un escalier. Alice goute enfin à l’expérience de la plongée, et sans se mouiller. L’organisation est au top : nous sommes répartis dans 4 ou 5 groupes avec des activités tournantes (snorkling, visite de l’ile, balade dans un semi submersible), ce qui permet d’être finalement assez au calme toute la journée. Nous allons commencer par le snorkling, et même après Tioman, on s’émerveille devant les poissons et les coraux de toutes sortes. Adrien démarre avec un gilet par-dessus son shorty (l’eau n’est « que » à 24-25°C), que l’on va vite abandonner : l’envie de plonger sous l’eau est trop forte, et comme il se débrouille bien on se contente de le suivre de près.

Adrien et moi dans la piscine géante. On a beau être venus nombreux, on ne se marche pas dessus...

Adrien et moi dans la piscine géante. On a beau être venus nombreux, on ne se marche pas dessus...

Après un bon déjeuner et une petite baignade supplémentaire, nous partons à la découverte de l’île dans un bateau à fond de verre. Nous faisons en fait une boucle dans le lagon, juste au-dessus de différents coraux, c’est bluffant, et notre pilote nous fournit plein d’infos. On aperçoit notamment une grosse tortue, ainsi qu’un repaire de petite tortue pas loin du ponton, l’ambiance à bord est plutôt sympa ! La balade dans l’ilot est moins intéressante, il faut dire que je suis plus occupé à endormir Alice dans mes bras qu’à écouter les explications sur la faune et la flore locale. De retour au ponton, Alice poursuit sa sieste dans un fauteuil sous la surveillance de Charlyne, tandis que je pars avec Adrien pour une ultime séance de PMT. On file directement vers le corail où nous avions vu des tortues, et ça tombe bien, il y en a encore une sur place, bien placide devant nos approches à quelques centimètres ! En rentrant vers le ponton, nous en suivons une autre qui nage à 2m de fond. Adrien s’amuse beaucoup à aller sous l’eau en apnée, ce qui va me valoir une petite sueur froide. Arrivés près du ponton, nous nous amusons à descendre le long d’un mouillage : la corde me permet de descendre jusqu’au fond, à environ 6m, où je surveille de près les descentes d’Adrien, qui ne dépassent jamais 2-3m. A la fin, Adrien me demande de le surveiller depuis la surface, et je ne me méfie pas. Il va partir tout au fond ramasser une poignée de sable, et remonter à la surface à bout de souffle ! Je commence à le sermonner copieusement, mais c’est presque superflu : la douleur aux oreilles qu’il va avoir pendant les 20 minutes qui vont suivre lui fait comprendre qu’il est un peu prématuré pour lui de plonger si profond. Et je vais attendre un bon moment avant de lui expliquer le valsalva…

Notre appareil n'est pas étanche, mais le bateau à fond de verre nous permet de ramener quelques clichés sympas!

Notre appareil n'est pas étanche, mais le bateau à fond de verre nous permet de ramener quelques clichés sympas!

Pendant la traversée retour, depuis l’avant du bateau, on se dit qu’il n’aura manqué que des dauphins pour que la journée soit parfaite. Il suffisait de demander, à peine 5 minutes plus tard, nous en apercevons un à 50 m devant le bateau, et nous allons le voir jouer 5 secondes devant l’étrave (je me demande s’il n’y a pas ça aussi dans Titanic…) avant de glisser sur le côté. Nous n’avons pas de photos de tout, mais je pense qu’on gardera quand même beaucoup de souvenirs de cette journée extraordinaire.

Si Lady Musgrave Island vaut vraiment le détour, nous n’en dirons pas autant d’Agnes Water et Town of 1770, qui ont pourtant plutôt bonne presse. La plage est sympa mais sans plus, la ville est inexistante (juste des maisons éparpillées, pas de petit centre ou de rue commerçante). Et surtout, ce qui va nous décider à partir dès le lendemain midi : de nombreuses mouches de sables viennent nous rappeler le mauvais côté des plages malaisiennes, sauf que là les mouches sont partout, sauf sur la plage. Nous y resterons donc simplement la matinée du 23 avril, avant de passer l’après-midi à rouler jusqu’à Noosa sur la Sunshine Coast, probablement notre dernière étape avant le retour à Brisbane et l’avion pour Sydney.

6/ NOOSA

Après la plongée sur la grance barrière, let's surf sur la Sunchine Coast. Charlyne avec le bodyboard d'Adrien

Après la plongée sur la grance barrière, let's surf sur la Sunchine Coast. Charlyne avec le bodyboard d'Adrien

Avec le raccourcissement de notre séjour à Agnes Water, il nous reste 5 nuits avant le retour à Brisbane et le vol pour Sydney (pas le 714…). Ca nous semblait un peu long pour profiter de la Sunshine Coast, mais finalement ça va passer très vite !

D’abord parce que la Sunshine Coast porte bien son nom : soleil en permanence, température de l’air qui oscille entre 25 et 30°C, eau à 25°C, on se dit que l’automne chez nous est un peu différent.

Ensuite parce que Noosa, station balnéaire un peu chic du coin, est une super destination : une rivière qui fait des détours dans la ville, des plages magnifiques avec différentes orientations (pour optimiser selon le vent, le soleil, la houle, etc…), et pas mal d’animation en particulier avec le long week end – le jeudi 25 avril est férié pour le Anzac Day, journée de commémoration pour les soldats australiens et kiwis morts au combat. L’autre point fort de Noosa est son petit parc national situé sur une pointe qui domine la mer, et qui offre de nombreuses ballades – mais soyons honnêtes, nous n’en ferons qu’une seule, et encore pas en entier, en cours de route on a vu une belle plage déserte et on n’a pas pu résister…

Notre seule escapade dans le parc national, stoppée nette à la vue de la plage en contrebas...

Notre seule escapade dans le parc national, stoppée nette à la vue de la plage en contrebas...

Parce que la plage, ça va être un peu notre seule activité pendant ces 5 jours. On arrive le matin vers 8h30, la matinée passe assez vite entre bodyboard pour Adrien (et Charlyne !), surf et stand up paddle (aucune difficulté pour trouver des locations, parfois directement sur la plage), et jeux dans le sable dont Alice et Adrien semblent ne jamais devoir se lasser. L’après-midi passe très vite : entre la fin de la sieste d’Alice et le coucher du soleil, nous avons à peine deux heures pour profiter encore et encore du sable, de l’eau et des vagues.

En Australie, il n'y a pas d'âge minimum pour apprendre le surf. Alice est même déjà un peu grande...

En Australie, il n'y a pas d'âge minimum pour apprendre le surf. Alice est même déjà un peu grande...

Le SUP (Stand Up Paddle) demande un sens aigu de l'équilibre. Facile donc.

Le SUP (Stand Up Paddle) demande un sens aigu de l'équilibre. Facile donc.

Il manquait une piiscine sur cette plage.

Il manquait une piiscine sur cette plage.

Vous l’aurez compris, ce ne sera pas le point culminant de notre voyage sur le plan culturel – encore qu’on peut considérer qu’on s’est parfaitement immergé dans le mode de vie Aussie – mais un peu comme à Byron Bay, on profite à fond de ses moments de détente et de loisirs. Entre Noosa et Byron Bay, s’il fallait choisir, je choisirai sans doute Byron Bay et Charlyne Noosa, à moins que ce ne soit l’inverse. Quant aux enfants, ils préfèrent « les deux », ce qui nous semble aussi un bon choix !

Nos journées à Noosa nous laissent également du temps pour préparer nos futures destinations, Sydney et le Japon. Dans les 2 cas, nous allons retrouver des visages connus. Alexis, ancien supaero et ancien collègue habite à Sydney avec sa petite famille. Quant au Japon, nous aurons pas moins de deux guest stars pour le début de notre séjour : Gwendal qui prend une semaine de vacances avant sa proche mutation vers Nantes (!!), et Seb qui a astucieusement calé un petit we depuis Hong Kong !

7/ BRISBANE 3/3

En fait l’épisode 3 va être réduit à sa plus simple expression : on rentre demain en fin d’après-midi (dimanche 28 avril), et on rend la voiture lundi matin à 9h00 à l’aéroport. Donc a priori rien de transcendant à raconter, on prend le risque, comme pour l’île du Sud en NZ, de poster en avance. Et si on fait un truc fou à Brisbane dimanche soir, on ne manquera pas de faire un bonus post…

Niveau couchers de soleil, on va avoir du mal à faire mieux qu'à Byron Bay...

Niveau couchers de soleil, on va avoir du mal à faire mieux qu'à Byron Bay...

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S
Ah, quel vent de nostalgie pour moi que de voir ces noms et ces photos... Fraser Island tout particulier, j'en garde un souvenir sublime ! Continuez de nous faire rêver les Roptinet !
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J
Toujours avec autant de plaisir je suis votre périple.<br /> QQ nouvelles de France: Ici il fait maintenant 10° la nuit, super il y a 2/3 jours c'était 4°..on arrive tout juste à se passer du chauffage le 1er mai, à condition de mettre une polaire dans la maison...<br /> Pour les 4 ans de Sarah, je suis allée avec Tom et Sarah au Zooparc de Beauval,il y avait une serre Australienne avec des Koalas, mais derrière des barreaux, sans pouvoir les toucher. Il y avait aussi 2 pandas géants et des Lamantins, même si ce n'est pas comme des animaux en liberté c'était quand même très bien, avec une nuit dans un l'hôtel type balinais très sympa.Le seul problème c'était que j'avais un gros rhume et le nez bouché et que dés que je m'endormais Sarah disait:&quot;mamie tu ronfles&quot; ensuite je n'osais plus dormir...<br /> Les travaux à Lomener avancent doucement mais surement.<br /> Bonne continuation et à bientôt.<br /> La Cric.
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C
Quel coucher de soleil ! J en veux bien un poster !
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C
Il peut elle est parfaite ! Y a même le surfer !
R
Jean est très fier de sa photo....
A
Coucou les loulous!<br /> C'est super vos dernières aventures. Continuez à en profiter!<br /> Bisous
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