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1er au 12 avril 2013-Nouvelle Zélande 3/3 : L’île de Nord

15 Avril 2013 , Rédigé par Famille ROPTIN Publié dans #Nouvelle Zélande

Charlyne a retrouvé la forme dans l'île du Nord... Ici devant le lac Taupo

Charlyne a retrouvé la forme dans l'île du Nord... Ici devant le lac Taupo

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1/ WELLINGTON

Notre arrivée à Wellington se fait sous un temps assez maussade. Nous profitons d’être proche du centre-ville pour nous rendre directement au musée Te Papa – le musée qu’il ne faut surtout pas manquer et en plus gratuit (important à souligner car les activités en NZ sont assez chères). Effectivement, nous sommes bluffés : c’est un musée très complet (avec quand même 6 étages) qui parle aussi bien des animaux en Nouvelle Zélande, de la géologie et de la tectonique des plaques, de la culture maorie, de l’immigration …avec à chaque fois des animations pour petits et grands. Nous avons pu aussi montrer aux enfants sur une carte géante le trajet que nous avons accompli dans l’ile du sud. Et, pour leur plus grand bonheur et parce que les néozélandais sont trop forts, des espaces réservés aux enfants. Finalement, nous avons parcouru ce musée pendant 3 heures et aurions pu y rester plus longtemps mais il fermait à 18h.

Peter Jackson est un des prestigieux habitants de Wellington. Les trolls ont trouvé un nouveau hobit...

Peter Jackson est un des prestigieux habitants de Wellington. Les trolls ont trouvé un nouveau hobit...

Le lendemain, lundi de Pâque, nous repartons depuis notre camping pour un nouveau passage dans Wellington. La bonne nouvelle, c’est que les places de parking sont gratuites les jours fériées, et qu’elles ne manquent pas – c’est la mauvaise nouvelle, la ville est un peu morte ! Nous partons prendre le « cable car », un funiculaire qui nous monte jusqu’au jardin botanique. De la haut, nous avons une jolie vue sur Wellington et ses collines. Le guide nous annonçait une grande volière. Pas encore à jour sur ce coup-là. Mais, les enfants profiteront d’une aire de jeux encore une fois assez délirante, et la promenade pour redescendre jusqu’à la ville est très agréable. Les 2 jours à Wellington seront très ventés au grand désespoir de Jean qui tentera tout pour faire sa 1ère sortie en planche depuis notre départ, mais en vain. Nous irons quand même à la plage l’après-midi, soit disant la plage mythique pour le windsurf. Aucun windsurfeur à l’horizon. Pas de regret, les conditions ne devaient finalement pas être fabuleuses. A défaut de nous baigner dans la mer et vu le temps, nous irons dans un centre aquatique avec toboggans. Les enfants s’éclatent, les parents un peu moins. Demain, direction le lac Taupo à 320 km de Wellington. Nous espérons retrouver le soleil et la chaleur…

2/ TAUPO

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La journée du mardi va être bien occupée par la route jusqu’à Taupo. Mais le soleil est de retour, et les paysages, sans valoir ceux de l’île du Sud, sont suffisamment jolis pour que les 5 heures de route passent rapidement. L’arrivée sur le lac Taupo est même franchement superbe, on se demande encore quel produit utilise les Néo-Zélandais pour avoir des eaux aussi claires et belles. Nous parvenons à l’office de tourisme en milieu d’après-midi, et là on comprend vite quelle est la principale activité de la région : entre Taupo et Rotorua (80 km au Nord) où nous avons prévu de nous rendre ensuite, c’est une sorte de Disneyland où les innombrables attractions sont espacées de quelques kilomètres. Il y a de tout et pour tout le monde, sur terre, sur l’eau, dans les airs. Le plus dur va être de choisir, et s’il fait beau on ne devrait pas s’ennuyer…

Notre première soirée à Taupo va être aussi notre premier dîner en extérieur depuis notre départ de Christchurch. Les températures sont en effet à un niveau encore jamais atteint, et nous en profitons pour échanger avec une famille installée depuis 6 mois à Tahiti et en vacances sur l’ile du Nord. Adrien va vite être inséparable du plus jeune des trois enfants. Il a trois ans de plus mais l’écart d’âge est bien moins gênant que la barrière du langage, et on se rend compte qu’il a besoin de voir d’autres enfants avec lesquels il puisse discuter. La famille va malheureusement repartir le lendemain matin. Nous serons d’ailleurs réveillés à 7 heures par la voix d’Adrien qui nous dit « il faut que j’aille jouer avec mon copain Mateo avant qu’il parte ! ».

On va donc profiter de ce réveil matinal sous un soleil encore bien présent pour faire une bonne ballade le long de la rivière Waikato (la plus grande de NZ) et jusqu’aux fameuses «Huka Falls ». L’eau est vraiment d’une couleur incroyable, les 3 heures de balade vont vite passer même pour les enfants qui marchent bien (Alice uniquement en descente…). Les chutes méritent elles aussi amplement le détour, un écriteau indique que quelques intrépides ont tenté de les passer en kayak ou autre rafting, avec à peu près autant de réussite que le type qui avait sauté de la tour Eiffel avec un ersatz de parachute, à savoir un drap accroché à ses chevilles et poignets. Le débit (du genre une piscine olympique par seconde) ne donne en tout cas pas trop envie d’aller tester ces rapides de plus prêt.

Normalement, une rivière, c'est marron. Pas celle de Waikato...

Normalement, une rivière, c'est marron. Pas celle de Waikato...

Moins tentés par les activités extrêmes que de nombreux touristes qui sillonnent la région, nous bookons pour la fin d’après-midi un tour sur le lac Taupo à bord du Ernest Kemp, une réplique de petit bateau à vapeur (mais avec une motorisation essence tout ce qu’il y a de plus classique). Ambiance très conviviale, on part avec un petit verre à la main en écoutant les commentaires enjoués du capitaine et de la « cruise director », et même en ne comprenant que la moitié des blagues c’est assez drôle. Malgré la fin de saison, les professionnels du tourisme sont encore super cools et chaleureux. Nous passons voir les sculptures « Maori Rock Carvings », mais le grand moment restera quand même la prise des commandes du bateau par Adrien, avec une annonce officielle qui fera bien marrer les passagers.

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Adrien va devoir passer son permis bateau...

Adrien va devoir passer son permis bateau...

La pluie va faire son apparition en fin de journée, et nous allons subir une chute vertigineuse des températures avec lesquelles nous devrons composer pour le reste du séjour : l’automne est arrivé !

Nous sommes le 4 avril, la journée démarre sous la pluie et il fait bien frais (~10°C, ce qui reste correct en comparaison du début de printemps qu’il y a en France, nous l’admettons bien volontiers !). On se met en route en direction de Rotorua, mais, à cause du temps, le spectre des activités possibles est fortement réduit, on part visiter « The Honey Hive », un mixte entre magasin de produits autour du miel et d’éléments explicatifs sur les abeilles. La partie pédagogique est plutôt bien faite, on apprend tous pas mal de choses, et la partie dégustation vaut le détour aussi pour ceux qui aiment le miel. Moi qui en mangeait un kilo par semaine dans mes jeunes années, je m’y retrouve bien, et les enfants apprécient aussi, on fait des réserves pour la fin du séjour…

Pendant la pause déjeuner, le temps s’améliore, et comme on se trouve juste à côté, on part pour un tour de Jet Boat, qui est un des « must » en Nouvelle Zélande. Lors de notre arrivée à l’aéroport de Christchurch, nous avions vu des vidéos de ces bateaux propulsés par des moteurs d’avion, et nous nous étions dit qu’il fallait être complètement taré pour monter là-dedans : le bateau descendait à fond une étroite rivière, en frôlant de quelque centimètres les rochers à chaque virage. On en trouve en fait un peu partout en NZ, il était temps pour nous de nous jeter à l’eau. Charlyne me cède volontiers sa place et je pars donc avec Adrien pour « trouver notre hurlement » comme le suggère le prospectus. Et effectivement, c’est impressionnant, on a fréquemment l’impression que le nez du bateau va heurter quelque chose, mais tout est bien maîtrisé par notre pilote qui ne se lasse pas de nous faire faire des 360°. On remonte ainsi jusqu’aux Huka Falls, ce qui donne aussi un point de vue inédit sur les chutes. Bref ça vaut le coup, de le faire une fois, et Adrien l’aurait même volontiers refait…

Le jet boat, ça va plus vite que les répliques de bateaux à vapeur !

Le jet boat, ça va plus vite que les répliques de bateaux à vapeur !

Après un petit détour par le « crater of the moon » qui nous donne un premier aperçu de l’activité géothermique de la région, nous faisons le court trajet jusqu’à Rotorua.

Notre parcours était censé nous mener jusqu’à la côte Est, mais compte tenu des températures et des activités possibles autour de Rotorua, nous allons y séjourner plus longtemps que prévu, en fait jusqu’à notre retour vers Auckland.

Premiers contacts avec l'activité géothermique de la région au Crater of the Moon

Premiers contacts avec l'activité géothermique de la région au Crater of the Moon

3/ ROTORUA

Si à Taupo, la ville et le lac sont intimement liés, à Rotorua, on aurait presque tendance à oublier que la ville donne sur le lac du même nom. Mais le nombre d’activités possibles n’en est pas moins impressionnant, voici une brève présentation de celles que nous avons expérimentées…

Rotorua culture

Nos connaissances de la culture Maori se limitaient à quelques aperçus rapides au musée Te Papa de Wellington et quelques lectures en diagonale du guide. Pour une expérience plus vivante, nous nous rendons au village thermal de « Te Whakarewarewatanga O Te Ope Taua A Wahiao » (finalement ma tante à raison, Kaiteriteri ça se retient assez bien !), qui se situe en plein sur une zone d’activité géothermique à l’entrée de Rotorua. Le village perpétue depuis plus d’un siècle une tradition de guide aux visiteurs étrangers, mais c’est surtout le spectacle de chants et danses Maori que nous attendons avec impatience. Une femme d’une cinquantaine d’année nous présente en quelques mots le village et le contenu du spectacle. Les 7 autres danseurs / danseuses font apparemment partis de sa famille. On craignait un peu quelque chose de triste, du genre les derniers Maoris obligés de singer des danses traditionnelles pour survivre, mais on est loin de ça. Le spectacle est super pêchu, avec le haka évidemment, mais aussi d’autres danses et chants sympathiques. Il se trouve qu’en même temps que nous des écoliers de 6-7 ans, dont certains habitent le village, sont en sortie scolaire, et une bonne partie d’entre eux montera sur scène sur quelques morceaux qu’ils connaissent bien. Le tout nous donne une image très vivante et dynamique de la culture Maori, et si Alice a fréquemment déserté le premier rang devant les danses guerrières, Adrien a adoré. Le village en lui-même vaut aussi largement un petit tour, même si pas mal de rénovations récentes donnent un côté un peu carton-pâte à l’ensemble. On aperçoit en plus très distinctement les geysers du parc de Te Puia qui se trouvent juste à côté, ce qui nous dissuadera d’y aller par la suite.

Le village offre un bon point de vue sur les geysers de Te Puia

Le village offre un bon point de vue sur les geysers de Te Puia

Voilà voilà, côté culture c’est à peu près tout…

Ah si, dans un autre registre, il y a la culture des fermiers kiwis. Nous ferons en fin de séjour une halte à l’Agrodome, un parc d’attraction autour de la ferme type néo-zélandaise, et en particulier autour du mouton. On commence par un show d’une heure avec un fermier (un vrai, mais sacrément doué comme animateur aussi !) qui va présenter, spécimens à l’appui, les 19 races de moutons que l’on trouve en NZ, puis faire une démonstration de tonte, des animations avec des chiens de bergers, des montées sur scène de personnes du public et notamment des enfants (Adrien en tête)… Même si on ne capte pas tout, c’est plutôt chouette aussi, à part l’échantillon de laine fraiche qu’Adrien a tenu à ramener et qui empeste dans le camping-car depuis… On fera même un petit tour de la ferme tiré par un tracteur, là pour le coup ce n’est pas indispensable : malgré la fin de la haute saison, le site est bondé de touristes asiatiques, les moutons, vaches et autres lamas finissent par être en infériorité numérique !

Rotorua nature

Il y a de très nombreuses randonnées à faire dans le coin, et pour tous les niveaux. Nous commençons par une facile à Okerere Falls, nous longeons comme à Huka Falls une rivière avec de nombreux rapides, cette fois ci empruntée par des raftings, kayaks ou hydrospeeds qui ont l’air de bien se marrer. C’est moins joli qu’à Taupo, mais la ballade est sympa quand même.

Le lendemain on se lance dans la Waimangu Volcanic Valley, et pour la première fois depuis notre arrivée en NZ, on a l’impression d’être de bons marcheurs : on fait largement moins que les temps indiqués, on poussera même jusqu’à faire le passage réputé très difficile (et qu’on nous déconseille à l’entrée) par le mont Hazard. Deux solutions : soit les vapeurs de souffre contenaient ce jour-là des particules de potion magique, soit le profil du visiteur type de cette vallée est plutôt plan-plan. Il faut dire qu’un bus permet aussi de faire tout le parcours jusqu’au lac Rotomahana. Toujours est-il que le parcours est superbe, on passe entre les cratères façonnés par l’éruption du mont Tarawera en 1886 et/ou ses répliques, mais la végétation a bien repris le dessus depuis. On aperçoit différents lacs bouillonnant, dont le fameux Inferno lake, tout bleu et alimenté par le fond (à 30m) par un puissant geyser. La vallée est quasi déserte, on ressortira au bout de 3 heures (on a quand même pris le bus au retour) avec un large sourire aux lèvres. Les paysages de l’Ile du Nord, bien différents de ceux du Sud, sont eux aussi décidément magnifiques.

La volcanic valley offre de magnifiques paysages peu communs. Ici au départ...

La volcanic valley offre de magnifiques paysages peu communs. Ici au départ...

... et là à l'arrivée, pas peu fiers d'avoir pulvérisé les chronos indicatifs. Au 3ème plan le cratère de l'éruption de 1886.

... et là à l'arrivée, pas peu fiers d'avoir pulvérisé les chronos indicatifs. Au 3ème plan le cratère de l'éruption de 1886.

Rotorua aventure

2013 sera certe une année sans ski pour nous, mais pas sans télésiège ! Juste à côté de la ville se trouve en effet une sorte de mini domaine de… luge. Je crois qu’il en existe aussi en France, mais nous n’avions jamais essayé ce type de luge : on descend sur une piste bitumée, à bord d’une luge à roulettes muni d’un guidon-frein. Adrien ne peut y aller seul (6 ans mini), mais heureusement les enfants, sans limite d’âge (on verra même partir un nourrisson), peuvent monter avec un adulte. De jolies courses en perspective ! C’est très ludique et accessible. Après nos 4 descentes, on a déjà l’impression d’aller super vite et d’être un as du guidon. Et comme la vue sur le lac vaut bien un paysage de montagne en hiver, on se dit que ça vaut presque une demi-journée de ski !

Vu le port de casque adopté par Adrien, il est sans doute préférable qu'il ne descende pas tout seul...

Vu le port de casque adopté par Adrien, il est sans doute préférable qu'il ne descende pas tout seul...

Pour les amateurs de VTT, Rotorua doit permettre de se faire une idée de ce qu’est le paradis. A quelques encablures au sud de la ville se trouve un grand domaine dédié à cette activité. Après être passé devant en arrivant de Rotorua puis en allant à la Volcanic Valley, on se décide à y refaire un saut le dimanche (7 avril) après midi. Le grand parking est bien rempli, il y a des vélos dans tous les sens. Bonne nouvelle, il y a aussi un magasin de location sur place, et pour la première fois ils ont des vélos pour enfants (impossible d’en trouver à Taupo ou dans Rotorua, ça commençait à nous agacer !). Si les Néo-Zélandais sont cools, les Néo-Zélandais qui font et bossent dans le milieu du VTT sont coolissimo. Après le « mate » classique, on m’appelle très vite « my friend » ou « brother », tout ce que je dis est « awesome », bref on se sent tout de suite à l’aise. Adrien trouve chaussure à son pied et on part tous les deux pour presque deux heures de balade dans des circuits super bien aménagés dans la forêt. Cela nous plait tellement qu’on reviendra le lendemain, pour un tour en solo de mon côté et Adrien avec Charlyne ensuite. C’est beaucoup plus calme le lundi, mieux vaut ne pas s’égarer ou se faire mal au mauvais endroit, mais le terrain de jeu, du peu que l’on a vu, est fantastique.

Finalement pour la luge ça aurait peut-être pu le faire tout seul...

Finalement pour la luge ça aurait peut-être pu le faire tout seul...

Attention, vidéo extrême. Il est très hasardeux de vouloir faire des vidéos embarquées en VTT !

On repart donc pour Auckland lundi 7 avril en fin d’après-midi, avec le décalage horaire de la veille et les journées qui raccourcissent, il fait déjà nuit à 19h. On s’arrêtera vers 22h un peu avant Auckland pour passer la nuit. Ne trouvant pas de Camp Site à proximité, on se gare un peu n’importe où. On aurait difficilement pu trouver pire : on est juste devant un dépôt de la poste (que rien n’indiquait), et le va et vient des camionnettes qui arrivent, ouvrent leur porte coulissante, la referment et repartent, va commencer à 4h du matin et durer jusqu’à ce qu’on se décide à repartir, un peu avant huit heures. La première journée à Auckland va être longue... Mais le soleil brille, ce qui, en plus de nous aider à nous décongeler de la nuit (le chauffage ne fonctionnait pas, il doit faire 10°C dans le camping car à notre réveil), nous rend optimiste pour la suite.

4/ AUCKLAND

Auckland n’est pas la capitale de la Nouvelle Zélande, mais ça n’en est pas moins la plus grande ville. Le premier signe visible pour nous, ce sont les embouteillages pour parvenir jusqu’au centre, et surtout pour en sortir en fin de journée. Et puis il y a le « petit » quartier des affaires, avec ses quelques gratte-ciels et la Skytower, qui lui donne un petit air de mégapole. Après 3 semaines plutôt champêtres, ça fait un peu bizarre, aussi nous nous dirigeons dans un premier temps vers l’un des grands espaces verts du centre-ville, où se trouve également le principal musée de la ville.

On s'occupe comme on peut avant l'ouverture du musée d'Auckland.

On s'occupe comme on peut avant l'ouverture du musée d'Auckland.

Le parc est traversé par quelques routes, et nous nous garons sans encombre, à 200m du musée. Il est 9h30, et nous profitons du soleil, du calme et du gazon bien tondu (l’influence britannique est bien là !) jusqu’à l’ouverture à 10h. Le musée est une fois encore très bien fait, avec beaucoup de choses pour les enfants, on retrouve des thèmes un peu similaires à ce qu’on a pu voir à Te Papa ou à Christchurch (l’activité sismique et volcanique, la flore et la faune, la culture maori…), avec la spécificité d’un étage consacré aux guerres dans lesquelles la NZ a été engagée, et principalement les deux guerres mondiales. On hésite un peu à y aller avec Adrien, mais le parcours que nous empruntons, en évitant la partie sur l’Holocauste, n’est pas traumatisante. Il semble en tout cas s’intéresser et il n’y aura pas de recrudescence de cauchemars dans les jours qui vont suivre…

Après une bonne pause déjeuner (suivie d’une sieste pour la moitié de l’effectif et de devoirs pour l’autre moitié), nous nous rendons au pied de la Skytower. Là aussi, contrairement aux autres villes de NZ, le centre n’est pas très « camper van friendly » : difficile de trouver une place, et aucun parking accessible. D’ailleurs nous n’apercevrons aucun camping car dans le centre, ce qui nous inquiète un peu pour le programme du lendemain. On finit par trouver une place tout prêt de la sky tower.

C’est plutôt calme ce jour-là, personne dans la queue et on se retrouve seuls (avec un accompagnateur) dans l’ascenseur qui nous amène à une première plateforme, à prêt de 200m de haut. Pour ceux qui ont le vertige, c’est au choix une bonne thérapie ou une expérience traumatisante. Etant de ceux-là, je suis déjà un peu crispé pour l’ascension : le sol de l’ascenseur intègre une large plaque de verre où l’on voit le sol s’éloigner à la vitesse grand V, et au bout de 50m la porte en verre donne directement sur l’extérieur. Pas très rassurant tout ça, mais Charlyne et les enfants ne s’en émeuvent pas plus que ça…

Arrivés sur la plateforme, le panorama est superbe, on voit tout Auckland et les environs, et en particulier la mer qui est de tous les côtés. Mais à peine débarqués, on voit quelqu’un se jeter de l’étage du dessus et chuté avec une trajectoire étonnamment rectiligne. Il s’agit en fait d’un saut à l’élastique guidé par deux filins, les Néo-Zélandais pratiquent vraiment partout où ils peuvent le « bungy » !

Après un petit gouter dans le Skybar où les prix et l’ambiance décontractée nous font vite oublier nos malheurs de Bangkok, nous allons faire un tour jusqu’à l’embarcadère des ferrys et prendre les horaires pour l’île de Waiheke, où nous projetons de passer la journée du lendemain.

Le vertige ne semble pas toucher les jeunes enfants.

Le vertige ne semble pas toucher les jeunes enfants.

Le projet de visite de Waiheke semble un peu compromis lorsque nous entendons une belle averse à 7h le lendemain matin, au moment de nous lever. On se prépare quand même en misant sur une amélioration, et il n’y a pas de temps à perdre : notre camping est un peu excentré, et vu le trafic et les problèmes pour se garer en ville, nous avons prévu de prendre un bus avant 9h, pour attraper le bateau de 10h. Si on le rate, on attend une heure et on limite nos chances de faire une rando sympa avant le déjeuner. On a beau être en voyage depuis plus de 3 mois, on sait encore se mettre la pression pour ce genre de chose !

Finalement, le soleil fait son apparition, on va prendre le bus et on arrive au terminus du bus à 9h50. Il y a 800m jusqu’à l’embarcadère. On dévale Albert Street aussi vite qu’on peut. En hélant, à bout de souffle, les personnes qui étaient en train de fermer l’accès au ferry, on réussit à embarquer in extremis. On ne fait pas beaucoup de sports extrêmes en NZ, alors on trouve d’autres façons de faire monter l’adrénaline !

Nul besoin d'aller à l'autre bout de l'île pour trouver des paysages (et des randos) à couper le souffle.

Nul besoin d'aller à l'autre bout de l'île pour trouver des paysages (et des randos) à couper le souffle.

Après 35 min de bateau entre les nombreuses îles qui se trouvent dans la baie à l’Est d’Auckland, nous débarquons dans une baie aux eaux magnifiques. L’île est assez grande (plutôt format Belle-Ile que Groix), pas question d’envisager d’en faire le tour en une journée, et après quelques hésitations, on part sur un sentier côtier qui démarre au débarcadère. La balade longe la côté très découpée à cet endroit-là, ça ne fait que monter et descendre, mais l’effort n’est pas vain, un mot revient à peu près toute les 2 minutes : « Waouh ! ». En 3h de marche, on va croiser à peu près 10 personnes, la côté est assez sauvage hormis quelques propriétés complètement délirantes qui apparaissent çà et là sur les hauteurs ou dans la végétation. Nous finissons la rando dans la grande baie d’un des principaux villages de l’ïle, il est 14h et nous allons vite nous installer dans un resto qui surplombe la baie. Au menu du carré d’agneau et dégustation d’un des nombreux vins produit sur l’île. Après l’effort le réconfort, on est sur un nuage et au aura bien du mal à attraper le ferry de 16h…

La polaire est de rigueur, mais le déjeuner en terrasse n'en est pas moins délicieux.

La polaire est de rigueur, mais le déjeuner en terrasse n'en est pas moins délicieux.

Notre dernière journée néo-zélandaise sera la plus belle au niveau du temps. Douceur et soleil dès le matin, du coup on en profite pour aller se baigner avec les enfants (notre camping est en bord de mer, à 20km au nord d’Auckland). L’eau est étonnamment chaude, je dirais un bon 21-22°C, idéal pour se réveiller !

Nous ferons un petit détour dans le Shakespear park à proximité pour le déjeuner et les derniers rangements, avant d’aller rendre le camping-car en milieu d’après-midi. On était censé arriver à midi, mais le manque de clarté et de professionnalisme du loueur depuis le début de notre voyage nous ont incité à jouer les prolongations et à profiter au maximum de cette belle journée. On ne sait pas encore combien va nous couter le phare arrière gauche cassé, pour le moment on a du avancer NZ$2000, on espère en revoir une majorité rapidement…

On part pour un hôtel situé à deux pas de l’aéroport et l’on ne va pas se coucher tard, car demain matin lever à 4h15 pour prendre l’avion vers Brisbane !

Eh oui, c'est vendredi, on a déjà sèche la veille, il y a du travail à rattraper ! L'ambiance reste néanmoins décontractée...

Eh oui, c'est vendredi, on a déjà sèche la veille, il y a du travail à rattraper ! L'ambiance reste néanmoins décontractée...

CONCLUSION ILE DU NORD ET NOUVELLE ZELANDE

S’il fallait faire un choix entre l’île du Nord et l’île du Sud, nous aurions du mal à nous décider. Nous avons globalement passé un meilleur moment dans l’île du Nord pour deux raisons : d’abord nous étions tous en forme, et ensuite nous avons davantage pris notre temps pour profiter des différents lieux. En 12 jours, nous aurons parcouru 1200 km, contre 1800 km en 10 jours dans l’île du Sud.

Si les paysages sont moins impressionnants au Nord qu’au Sud, il y a quand même largement de quoi faire, et les activités potentielles sont tout aussi pléthoriques.

Pour vraiment faire le tour de la Nouvelle-Zélande, il nous semble qu’il faudrait au moins 2 mois. Et avec moins de 3 semaines sur place, mieux vaut se limiter à l’une des deux îles.

La NZ, bien que dépaysante, permet de retrouver quelques repères après l'Asie...

La NZ, bien que dépaysante, permet de retrouver quelques repères après l'Asie...

Le camping-car reste un moyen formidable pour visiter, en particulier sur l’île du Sud. Difficile de dire en revanche si c’est économiquement intéressant, ça reste cher par rapport à une voiture et il faut quand même payer les places dans les campings. Quoiqu’il en soit, notre budget quotidien moyen en NZ n’a pas grand-chose à voir avec l’Asie du Sud-Est. Dans notre cas, on a largement multiplié par deux. Il est vrai que les activités ne sont pas données, et nous avons tendance à suivre la philosophie des Mérours (une famille tourdumondiste que nous avons rencontrée à Nantes à l’automne dernier, et dont les conseils comme le blog nous sont d’une aide précieuse) : on fait attention pour la bouffe et les hébergements, par contre pour les activités, ce serait dommage de se priver une fois sur place !

Dernière chose marquante sur la NZ : les gens sont vraiment très très cool, et dans le bon sens du terme : décontractés, ouverts, souriants, toujours prêts à discuter et à plaisanter. On ne peut pas dire que l’on est vraiment fait connaissance avec des gens là-bas, un peu limités que nous sommes pour comprendre leur accent, mais tous les contacts et échanges que nous avons eus étaient très cordiaux. Le stress semble absent de cette île. On croise régulièrement des gens qui se baladent pieds nus. On a même vu un type d’une trentaine d’année, qui semblait tout à fait normal, faire ses courses en chaussettes au super marché !

Toutes ses raisons ont parfois conduit Charlyne à dire : « je me verrai bien vivre ici ! », mais pas de panique, ce genre de projet n’est pas à l’ordre du jour :)

Le peu de côte ouest que l'on a vu fut sous la pluie, alors ce sera un lever de soleil pour conclure. Ici sur le North Shore d'Auckland, l'air est frais mais l'eau encore assez chaude, au point de dégager une petite brume. La nature nous en aura fait voir en NZ...

Le peu de côte ouest que l'on a vu fut sous la pluie, alors ce sera un lever de soleil pour conclure. Ici sur le North Shore d'Auckland, l'air est frais mais l'eau encore assez chaude, au point de dégager une petite brume. La nature nous en aura fait voir en NZ...

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C
Génial ! Quelle destination ! Merci de nous faire rêver et j adore la danse de mes petits neveux chéris.
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J
J' adore, vous me faites rêver. peut-être irais-je un jour en NZ (février 2014??)<br /> J' ai bien retenu Kaiteriteri, mais j' ai fait aussi l' effort pour..attention droit à l 'erreur...Whakareware watanga...demain aurais-je oublié?? je vais m'exercer dans la journée à redire ce mot.Je file chez mes voisins du 4 route des birvideaux pour mon commentaire.Les travaux du 2 ont débutés le 15 avril, j'ai acces chez moi par le 4....Très bonne continuation en Austrralie.<br /> BISES à tous <br /> La Cric.
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