28 avril au 6 mai 2013-AUSTRALIE 2/2 - SYDNEY
Nantes arrive régulièrement dans les premières places des classements des villes françaises en terme de qualité de vie générale. J’ignore s’il existe de tel classement au niveau mondial, mais si tel était le cas, il y a fort à parier que Sydney s’y trouverait en bonne place – et probablement devant Nantes ! Après une semaine complète passée dans un rayon limité de quelques kilomètres autour du centre, on se demande encore ce qu’on pourrait attendre de plus d’une grande ville. Voici en tout cas un résumé de nos principales visites qui nous ont chaque fois un peu plus conforté dans l’idée que Sydney a tout pour plaire.
Le classement (encore officieux) de la ville de Sydney par Adrien et Alice la place en bonne position.

Après un court vol depuis Brisbane, nous atterrissons à Sydney en début d’après-midi le lundi 28 avril, et moins d’une heure après nous sommes installés dans notre appartement, situé au nord de Surry Hills (juste au sud de l’hypercentre), que nous avons loué pour la semaine. Alexis, rapidement joint au téléphone, nous propose de nous retrouver à l’entrée du jardin botanique pour une petite balade le long de la mer permettant d’aller admirer le coucher de soleil sur l’opéra et le pont. Plutôt tentant comme entrée en matière ! Si le point de rendez-vous nous parait un peu éloigné sur la carte du centre, il nous faudra en fait à peine 30 minutes pour y arriver. Le centre de Sydney se parcourt très facilement à pied, et on se rend compte qu’on est super bien placé. On retrouve donc Alexis, ancien collègue qui habite depuis 3 ans à Sydney, et qui profite actuellement de ses 15 semaines de congé de paternité ( !). Nous faisons donc également connaissance avec Arthur, 6 mois, qui à peine présenté, nous gratifie déjà de larges sourires, et qui ne va pas tarder à s’esclaffer devant les pitreries d’Adrien et d’Alice qui adorent ça aussi.
L’automne est déjà bien avancé à Sydney : il ne fait que 20°C à la tombée de la nuit… La balade est un régal, nous n’avons pas du tout l’impression d’être dans le centre d’une grande métropole : la mer d’un beau bleu transparent de la baie de Sydney d’un côté, la verdure du jardin botanique de l’autre, seuls les ferrys qui passent régulièrement témoignent d’une certaine effervescence. Le couché de soleil sur l’opéra est également superbe, on se dit que la semaine devrait bien se passer…
Sur le chemin du retour, nous retrouvons Florence, la compagne d’Alexis, qui sort du boulot – eh oui il y en a quand même qui travaillent ! Nous allons être bien accompagnés pour découvrir Sydney : comme à Hong Kong avec Seb et Lisa, nous allons vite réaliser que leurs conseils valent tous les Lonely et Routards du monde. Une seule variable à prendre en compte : la météo, en particulier à Sydney où les changements sont rapides et les prévisions souvent hasardeuses. Mais nous allons être plutôt gâtés à ce niveau là…
Le lendemain matin, après la botanique, nous optons finalement, compte tenu du temps un peu nuageux, pour le jardin zoologique. C’est le 3ème zoo du voyage (après Chiang Mai et Singapour), sans doute pas le mieux pour les animaux, même si les enfants sont toujours aussi fans. L’intérêt du Taranga Zoo est aussi sa situation (face à la baie, il faut s’y rendre en ferry) et les points de vue qu’il offre sur les grattes ciels du centre et l’opéra. Comme les précédents zoos, les heures s’écoulent assez vite. Ce n’est que pour le goûter que nous retrouverons Alexis et Arthur dans le quartier des Rocks, historiquement les premières installations occidentales, aujourd’hui très bien reconverti avec des petites rues piétonnes et de nombreux cafés / restos. On apprécie particulièrement de retrouver un peu de vie sociale après près de 2 mois un peu en vase clos, et nous ne nous étions pas faits prier non plus pour accepter l’invitation à dîner le soir même. Le courant passe particulièrement bien entre Florence et les enfants, si bien qu’on va également accepter sans se faire prier sa proposition de baby sitting pour une soirée dans la semaine. Le dîner est également l’occasion de planifier la journée du lendemain : la météo étant prometteuse, c’est vers Bondi que ça va se passer.
Coté plage
Si les environs de Sydney recèlent de nombreuses plages, deux sont particulièrement accessibles depuis le centre et très appréciées : Manly au Nord de l’embouchure, et Bondy au Sud (prononcez « Bondaille » sinon vous aurez du mal à vous faire comprendre !). Toutes deux donnent sur l’océan, et sont donc aussi des spots de surf réputés. Pratiques, pour ceux qui ont la chance (et les moyens…) d’habiter sur place, pour une petite session avant ou après une journée de travail dans la city…

Sur les conseils d’Alexis, nous rendons en bus jusqu’à Coogee, afin de remonter ensuite le long de la côte jusqu’à Bondi. Une fois la brume matinale dissipée, nous avons un grand ciel bleu pour ces 2h de randonnée. Cela a beau être très construit, la côte est splendide, on alterne entre des petites criques aux eaux cristallines et de belles baies où cassent de petites vagues. Nous somme à moins d’une demi-heure du centre, et on se croirait sur la côte Corse – comme nous l’avais suggéré Alexis. Le soleil commence à bien taper quand nous rejoignons Florence (qui est off le mercredi), Alexis et Arthur à la terrasse de la piscine d’eau de mer à l’entrée de la baie de Bondi. Le panorama sur la baie est parfait : au premier plan les vagues jettent leur écume dans la piscine d’eau de mer, et au second de nombreux surfeurs qui profitent de la houle. Après le déjeuner, nous irons nous aussi profiter de l’immense plage : baignade, SUP, bodyboard, l’été ne semble jamais s’arrêter à Sydney…

Nous ferons la ballade miroir à Manly deux jours plus tard, à l’occasion d’une nouvelle fenêtre météo. Cette fois-ci c’est un ferry (qui fonctionne en fait comme des bus) que nous prenons pour rejoindre ce quartier. On déroule le programme sans fausse note : ballade jusqu’à plage avec de beaux points de vue sur la côte, stop sur la petite plage abritée de Shelly Beach, idéale pour la baignade avec les enfants, avant une séance de surf et l’inévitable session de bodyboard d’Adrien. Comme à Bondi, et malgré que nous soyons en semaine, on trouve pas mal de gens sur la plage et autant dans l’eau à attendre les vagues, nous ne sommes pas les seuls à passer des vacances dans le coin…
Shelly beach est franchement paradisiaque. A l'arrière plan, la plage de Manly, qui est exposée à la houle océanique.

Mais les plages de Sydney ne se limitent pas aux côtes océaniques : dans la baie elle-même on trouve quelques perles. C’est le cas de Shark Bay, où nous allons rejoindre nos amis samedi midi, non sans avoir, comme il se doit, fait une petite ballade d’approche au travers de Nielsen park, avec une vue magnifique sur la baie et la ville. Apparemment c’est peu connu, on ne croise personne malgré le temps magnifique, le we, et le cadre parfait. Encore un bon tuyau ! A Shark Bay, comme son nom ne le suggère pas, on peut se baigner, mais à l’intérieur d’un filet anti-requin. La petite baie est parfaite pour observer les nombreux voiliers qui régatent dans la baie de Sydney tout en déjeunant sur l’unique terrasse. On rencontre des amis d’Alexis et Florence, qui vivent depuis 9 ans en Australie et qui manifestement n’envisagent pas trop de quitter Sydney. Sur le coup, on les comprend assez bien…
Autre ballade et plage très sympa dans la baie, que nous effectuerons avec Alexis et Arthur en toute fin de séjour et toujours sous le soleil, la pointe Sud qui ferme la baie : South Head et Watsons Bay. Là encore de très beau points de vue sur la ville et une très belle plage. Petite curiosité, nous ne sommes qu’à 1 ou 2 km de shark bay, mais ici pas de filet anti-requin, ils ne doivent pas aimer cette plage… Nous si, et l’absence de filet ne nous empêchera pas de faire une dernière trempette 5 h avant de prendre l’avion !
Côté ville
En plus de son cadre exceptionnel, la ville de Sydney offre un vrai centre-ville urbain avec de nombreux points d’intérêts.

Dans les incontournables (que nous n’avons pas contourné), il y a la traversée du pont que nous emprunterons de la rive Nord à la rive Sud après une petite ballade fort plaisante dans Kirribilli. Le pont est multimodal : voitures, trains, piste cyclable et piste piétonne le traversent, la piste piétonne étant logiquement la mieux située (sur le côté est avec vue sur l’opéra et le CBD), mais de fait un peu bruyante ! Si le panorama depuis le tablier ne suffit pas, on peut monter dans un des piliers, ce que feront Charlyne et Adrien, ça vaut le coût pour la vue à 360° sans les grilles du chemin piéton. Pour les plus intrépides, on peut monter à pied tout en haut de l’arche métallique, ça doit être assez fou, mais le prix est prohibitif et… ça donne déjà le vertige sur le chemin piéton alors ce n’est pas la peine d’en rajouter !
L’opéra est également difficilement manquable, il est à Sydney ce que la tour Eiffel est à Paris. Vu sa situation, on ne peut de toute façon pas le manquer, dès qu’on prend un ferry on peut l’observer sous toute ses coutures. Il est également possible de le visiter – ou tout simplement d’aller y voir un spectacle, mais nous nous contenterons de photographier à l’envie ce gros coquillage bizarre.
Sydney offre également plusieurs musées réputés, mais le temps particulièrement agréable ne nous incitera pas beaucoup à en visiter. Nous irons tout de même à l’Australian Museum dimanche 5 mai au matin. Le lonely est assez peu engageant à son sujet, mais il est tout près de notre hébergement, on tente le coup… et ça le vaut largement. Il s’agit d’un muséum d’histoire naturelle très riche, interactif et ludique, on va avoir beaucoup de mal à en sortir les enfants pour aller déjeuner après deux heures passées au milieu des dinosaures, de répliques d’anciens animaux « géants » d’Australie disparus relativement récemment, d’oiseaux, d’insectes et autres animaux de toute sorte (on a évité les minéraux). Une salle est également dédiée à la culture aborigène, que nous avions complètement occultée jusque-là, un petit rattrapage sur la plus ancienne culture vivante au monde et l’histoire de l’émancipation de ce peuple présent partout en Australie (on hallucine sur la carte qui présente les innombrables tribus sur l’immense territoire australien) ne nous fera pas de mal non plus.
Alice devant un wombat géant, disparu (naturellement) assez récemment - et c'est peut-être pas plus mal...
Enfin, Sydney va être l’occasion de faire 2 restos sans les enfants – une première depuis Hong Kong début janvier. D’abord tous les 2, dans un italien tout ce qu’il y a de plus romantique avec vue sur les grattes ciels illuminés. On profite bien et on a l’impression de prendre notre temps, mais quand on rentre récupérer les enfants que gardent Alexis et Florence, on est accueilli par un « quoi, déjà ? » étonné d’Alexis. Il n’est en effet que 20h45, on a un peu perdu l’habitude de trainer à table… On va remettre le couvert samedi soir, cette fois ci avec Alexis et Florence qui ont trouvé une baby-sitter pour les 3 enfants. On passe une excellente soirée à nouveau, et cette fois on va allègrement dépasser les 22h ( !) avant de rentrer. A notre surprise, Adrien n’est pas encore couché, il tient la jambe de la baby sitter depuis 3 heures (elle est française), celle-ci ne doit pas être mécontente de nous voir revenir… En repartant, on passe par le quartier de King Cross, particulièrement animé, mais tout le trajet jusqu’à notre appart donne à voir une vie nocturne bien vivante en ce samedi soir. Bref pour ceux qui aiment sortir, Sydney ne manque pas d’attrait non plus.
Que l'on se rassure, il y avait une vraie baby sitter pour la soirée, on ne les a pas laissé seuls. On aurait peut-etre pu finalement ?
Conclusion Australie
Nous aurons passé un peu plus de 3 semaines en Australie, et deux conclusions s’imposent.
D’abord c’est immense, nous n’avons en fait eu qu’un tout petit aperçu. Si l’on veut vraiment en faire le tour, il faudrait prévoir au bas mot 3 mois, avec plusieurs vols internes.
L’autre point, c’est que l’Australie est une destination fantastique pour peu que l’on aime un peu la mer, le soleil, les vagues, la ville, et/ou les grands espaces. Si les paysages nous ont moins impressionnés qu’en Nouvelle Zélande, le climat a vite équilibré le plaisir que l’on a eu pour ces deux pays. D’une destination de rêve à un lieu de résidence, beaucoup d’ailleurs franchissent ou veulent franchir le pas. En plus d’Alexis et Florence qui vont avoir la nationalité australienne à la fin de la semaine (après 5 ans sur le territoire), nous avons croisé de très nombreux français, souvent des jeunes en « working Holiday », qui rêvent de pouvoir s’installer à Brisbane ou à Sydney et profiter ainsi de l’économie florissante et de la qualité de vie de ces villes. La réalité est sans doute moins idyllique mais l’Australie, malgré (ou grâce à ?) son éloignement, fait toujours recette dans l’imaginaire des européens et des français en particulier.
Quant à nous, contrairement au reste du voyage, nous avons vraiment eu l’impression d’être en vacances en Australie. Des séjours plus longs que d’habitude (4 jours à Byron Bay, 5 jours à Noosa, et record absolu, 7 jours à Sydney) associés à des activités plus loisirs/détente que culturelles ont donné un rythme vraiment très cool à ces 3 semaines.
Un grand merci à Alexis, Florence et Arthur qui nous ont permis de finir en beauté à Sydney le trip Australien. On ne sait pas si c’est de grandir en Australie qui fait cet effet à Arthur, mais il est quand même rare de voir bébé aussi souriant et aussi cool à 6 mois.
Nous repartons donc en grande forme pour la suite du périple qui s’annonce quant à lui très riche sur le plan culturel et bien rythmé. On attaque le Japon avec Tokyo et Kyoto, et la venue de Gwendal pour les 8 premiers jours va nous inciter à en faire un maximum pendant sa présence. On pourra toujours ralentir un peu ensuite…
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