28 janvier - 9 février 2013 : Laos (1/2)
1/ Luang Prabang

Arrivés à Luang Prabang le 28 janv. 1ère difficulté : nous n’avons pas d’argent pour acheter les visas pour nous 4 à la douane. Ça commence bien. Les douaniers, qui sont parfois, finalement, des personnes sympathiques acceptent que Jean aille retirer de l’argent au distributeur de l’aéroport. Nous sommes évidemment les derniers à récupérer les bagages.
Il est 17h, un objectif : trouver un logement. Cela s’avère assez simple. Nous avions identifié dans le Lonely une gesthouse qui semblait très bien. C’est full. Le propriétaire nous renvoie vers la gesthouse de sa sœur juste à côté. C’est beau la famille et la chambre est parfaite, ça tombe bien parce que nous allons y rester plus longtemps que prévu…
La journée du lendemain, nous en profitons pour découvrir la ville. C’est idéal pour les familles. Des rues calmes et tranquilles (peu de voitures), les constructions sont très jolies et harmonieuses, et les laotiens très sympathiques.

Jean va être content : à Luang Prabang, il y a un mont. Nous pouvons donc tous grimper (100m) pour admirer le point de vue et bien évidemment visiter un temple. La visite de temple sera d’ailleurs notre activité culturelle principale dans cette ville. En redescendant, on peut visiter une petite grotte. Quelques marches qui descendent et où il faut se baisser, et on arrive dans un boyau, faiblement éclairé par des saillies dans la paroi, qui mène à un petit espace de prière dominé par une statue de moine assez réaliste. En descendant avec Alice dans les bras, Jean était sur le point d’entonner l’air d’Indiana Jones. Il ressort 30 secondes plus tard au pas de course et avec Alice en pleure. La ressemblance avec le Temple Maudit était un peu trop poussée : se rapprochant humblement de la statue du moine (ndlr : on aurait vraiment dit un vrai), une chauve-souris s’envole et vient frôler les aventuriers en herbe. A ce moment, ils aperçoivent (ndlr : je vous jure que c’est vrai) à 30 cm sur un rocher à hauteur d’homme, un (ndlr : énorme) serpent vert (ndlr : genre python ou anaconda) qui s’approche dangereusement et incite (ndlr : fortement) à un repli stratégique. N’est pas Harisson Ford qui veut… Adrien ne croit toujours pas son papa quand il lui raconte cette histoire.

Adrien se découvrira une passion pour les prières des bonzes dans les temples. En même temps que lui, nous nous rendons compte qu’il peut rester plus de 5 mn sans bouger, ni parler. Nous en profitons, donc, pour avoir quelques moments de calme et visitons les temples au moment des prières « chantantes » c’est-à-dire vers 17h.
Tous les soirs, Luang Prabang propose son marché de nuit avec de nombreux stands d’artisans locaux à des prix très bon marchés. Il est tentant de se lâcher mais nous pensons à nos valises et tout de suite la fièvre acheteuse diminue. Nous achetons quand même un sarong pour Alice qui lui servira de pyjama et de pantalon la journée. Elle ne veut plus le quitter.
Je (Jean) reprends la plume deux jours plus tard pour rectifier une contre vérité concernant la résistance à la fièvre acheteuse. Après 2 passages en rase motte mardi et jeudi soir, c’est l’hécatombe samedi soir quand je laisse Charlyne partir seule : petites robes, trousses, bandeaux, tabliers… Les valises vont vite nous rappeler à leur bon souvenir !
Alice a manifestement attrapé une bonne rhino peu de temps après notre arrivée. On s’en est aperçu parce qu’elle avait le nez qui coulait et un peu de fièvre. Cela s’est transformé à partir de vendredi en gastro. On s’en est aperçu après qu’elle eut, en moins d’un quart d’heure pendant le diner au restaurant, fait popo puis vomi sur son papa.
Du coup le rythme des visites s’est un peu ralenti. Nous allons néanmoins mercredi aux cascades de Tat Kuang Si . Nos voisins de chambrée Bernard et Marie, un couple de jeunes retraités morbihannais que nous rencontrons le matin même, vont nous accompagner pour cette escapade très sympa. Parti de bonne heure, nous arrivons sur un site assez tranquille. Une petite réserve d’ours, et nous longeons des bassins à l’eau bleutée qui invitent à la baignade, avant d’arriver à la cascade principale qui est très jolie. Après une petite escalade dans le sentier escarpé en guise d’échauffement, nous profitons des bassins où l’eau est aussi belle que fraiche, ce qui n’est pas sans nous rappeler le pays… Alors que nous partons pour déjeuner, le site commence à se remplir de manière inquiétante, et il faudra toute l’insistance d’Adrien pour prendre un second bain dans une ambiance plus côte d’azur (à part l’eau qui reste fraiche).

Le jeudi matin sent très fort la journée loose : il pleut des cordes (on n’était plus habitués), Alice a mal dormi (du coup nous aussi) et elle a de la fièvre, Adrien est grognon… on donnerait cher pour entendre Véro (notre ancienne nounou) frapper à la porte à 8h15 comme pendant ces deux dernières années !
Après une matinée d’étude et une nette amélioration de la météo, une pulsion soudaine me prends, alors qu’Alice commence sa sieste d’après déjeuner (la concernant, le « dé » est superflu). Je pars avec Adrien en quête d’une « motorbike » pour faire un tour au-delà de la presqu’ïle qui constitue le cœur historique de Luang Prabang. C’est idiot, mais le simple fait de conduire soi-même et d’aller où bon me semble est assez plaisant après 1 mois à être toujours conduit. Adrien aime bien aussi ce petit tour, même si l’on passera surtout 30min auprès d’un poulain qui errait le long de la route. Il est surpris que son Papa sache aussi bien conduire une moto, du coup je ne m’éternise pas sur le fait qu’il s’agit simplement d’un scooter sans vitesses à passer.

La location du scooter se faisant pour une durée minimale de 24h, on va rentabiliser.
D’abord le soir même pour rejoindre le marché de nuit, on part tous les 4 sur le scooter : Adrien toujours devant, et Alice en Sandwich entre ses parents. On se rassure : le marché est situé à moins d’1 km d’une rue très tranquille, et on ne dépasse pas les 20 km/h (ce qui est néanmoins très nettement supérieur à notre rythme habituel, qui fait concurrence dans le meilleur des cas à celui d'une tortue unijambiste).
Ensuite vendredi matin, on repart avec Adrien pour le deuxième site recommandé par le Lonely aux environs de Luang Prabang : Tat Sae. Si cette cascade est moins jolie que Tat Kuang Si, elle a au moins deux intérêts. D’abord, comme tout le monde dit qu’elle est à sec (ce qui est loin d’être vrai), il n’y a quasiment personne. Ensuite, le site est dominé par un parcours en tyrolienne de dingue, une douzaine de traversées de 50 à 200m d’arbre en arbre, à 30m de haut et dans une belle forêt avant de survoler la cascade. Quand Adrien me dit à l’arrivée que celle de Chiang Mai était aussi bien, j’en ai quelques regrets. Et quand le Lonely dit qu’à côté de la « Gibbon Experience » - un parcours de trois jours en tyrolienne dans les forêts du nord du Laos – Tat Sae c’est de la gnognotte, je me dis qu’il faudra que l’on revienne faire ça un jour…
Si le volet Luang Prabang devait initialement s’arrêter là, nous avons finalement décidé de jouer les prolongations, au détriment de notre destination suivante, Pakse (sud du Laos). La forme d’Alice n’étant pas très bonne ce samedi (bonne tourista, mais pas de fièvre, c’est déjà ça), nous repoussons notre vol prévu dimanche matin au mercredi suivant. Le temps, nous l’espérons, pour qu’elle soit d’attaque avant de reprendre l’avion. Luang Prabang étant un endroit très paisible et sympa, avec un climat agréable, et à 1h d’avion de Chiang Mai, cela nous semble la meilleure solution pour le moment.
Le chapitre Pakse risque donc de se réduire à sa plus simple expression, et il est peu probable que les prochains jours à Luang Prabang soient riches en découvertes et aventures, pour l’instant nos objectifs le matin se limitent à réussir à faire prendre à Alice ses « petits caments », ce qui n’est pas en soi une mince affaire… Mais cela fait certainement parti des grands classiques des voyages en famille, et même des voyages en général. Restons positifs, on va avoir tout le temps de comprendre comment fonctionne Overblog ou d’apprendre les chants de prière boudhistes dont Adrien est de plus en plus fan !
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