Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

1er – 10 mars 2013 - Partie II : Côte Est (1er – 10 mars)

13 Mars 2013 , Rédigé par Famille ROPTIN Publié dans #Malaisie

La côte est de la Malaisie continentale compte quelques belles plages... Ici Pulau Besar, sous un ciel pas si menaçant que ça.

La côte est de la Malaisie continentale compte quelques belles plages... Ici Pulau Besar, sous un ciel pas si menaçant que ça.

Publicité

La météo n’est pas une science exacte, et il n’y a plus de saison (ma bonne dame). Enfin si, disons simplement que la période de mousson avec du vent et de la pluie se prolonge un peu au-delà de février. Les conditions sont malgré tout très loin de nous faire regretter d’avoir passé cette dizaine de jour sur la côte est. Mais suffisamment moyennes pour nous dissuader de remonter la côte jusqu’à Cherating, voire même jusqu’aux îles Perhentiane, comme nous l’avions envisagé un moment. Nous avons donc avancé notre billet pour la Nouvelle Zélande de 4 jours, ce qui nous donnera un peu de temps à Christchurch pour visiter et récupérer du décalage horaire de 5h, tout en nous laissant encore le temps de visiter Singapour.

1/ PULAU BESAR

C’est donc bien le second choix, une île paradisiaque, plutôt qu’une escapade dans l’Endau Rompin, qui va avoir notre préférence, notamment en raison de la météo encore incertaine de cette fin de mousson, qui nous dissuade vite d’une escapade dans la jungle profonde avec les enfants.

Après une traversée en bus Malaca-Mersing sans encombre et une nuit à Mersing dont on se serait bien passé (hôtel très bruyant, Adrien a de la fièvre et commence une gastro qui va durer une semaine, Alice a raté l’épreuve de sa première nuit sans couche), nous appareillons à midi pour rejoindre l’île la plus proche de Mersing, Pulau Besar, où nous avons réservé deux nuits avant de rejoindre Tioman.

Pulau Besar est situé à 13 km de Mersing, c’est plus que Groix de Lorient mais la traversée se passe avec seulement quelques éclaboussures. On passe d’une eau marron à Mersing à une eau un peu verte après 2 ou 3 km, pour finalement retrouver le beau bleu océanique avant d’accoster sur l’unique jetée de l’île. En plus de nous, le bateau (qui appartient au resort où nous nous rendons) est chargé de 4 singapouriennes et un couple de quinqua français. Et il n’y aura guère d’autres hôtes pendant la courte durée de notre séjour.

Le Mirage, petit resort sans prétention qui nous a beaucoup plu

Le Mirage, petit resort sans prétention qui nous a beaucoup plu

Publicité

Le « resort » (le Mirage, que nous recommandons chaudement) est situé à une extrémité d’une très grande plage de sable blanc. Il y a deux autres resort sur la plage, mais comme elle fait plusieurs kilomètres et que les taux de remplissages sont sensiblement les mêmes partout, on ne va pas se marcher dessus. Si l’île n’est pas si petite que ça, le dénivelé et la jungle épaisse limite la zone d’évolution à la plage et ses environs immédiat. Mais vu le cadre de carte postale, on se dit que sur deux jours on devrait surmonter l’épreuve…

Le programme de l’après midi et de la journée suivante va donc essentiellement consister à profiter de la plage et de la mer. Nous profitons au passage pour faire l’initiation d’Adrien au snorkling (palme / masque / tuba) avant d’aller à Tioman où c’est l’activité reine. Bien qu’un peu abritée du vent, l’eau n’est pas hyper claire, et les coraux sont, quand on y repense maintenant, assez peu fournis. On réussit quand même à voir une sèche, des poissons clown dans leur anémone, et pas mal d’autres petits poissons. Autant dire que pour un baptême du snorkling, on peut imaginer pire. Le seul souci avec Adrien est qu’il est obnubilé par l’idée d’attraper des poissons, il passe donc son temps à plonger sous l’eau et s’étouffe avec le tuba à chaque remontée. On résoudra le problème à Tioman en lui mettant un gilet de sauvetage…

Première séance PMT pour Adrien, toujours à l'aise dans l'eau

Première séance PMT pour Adrien, toujours à l'aise dans l'eau

Pour Alice il va falloir patienter encore un peu...

Pour Alice il va falloir patienter encore un peu...

Publicité

Hormis de nombreuses piqures (vraisemblablement de mouches de sable) que nous découvrons en repartant dimanche matin (3 mars), nous avons été ravis de cette petite escale, en raison notamment de l’accueil super chaleureux de la petite équipe qui tient le resort avec beaucoup de soin tout en étant d’une rare coolitude. On a plus l’impression d’être chez des amis qu’à l’hôtel.

Pulau Besar est sans conteste l’étape la plus cool depuis le début de notre voyage.

Nous arrivons à nouveau à Mersing à 11h, juste à temps pour changer de ponton et rejoindre le petit ferry qui part pour Tioman. Nous devrions arriver à peu près en même temps à destination que le reste du groupe, qui arrive directement depuis Singapour en avion à 13h30.

Le Roptinet se déplace avec aisance d'une île à l'autre de la Malaisie

Le Roptinet se déplace avec aisance d'une île à l'autre de la Malaisie

2/ PULAU TIOMAN

Tioman, c'est un peu comme les toboggans aquatiques. On se dit que c'est bien pour les enfants, mais finalement tout le monde en profite!

Tioman, c'est un peu comme les toboggans aquatiques. On se dit que c'est bien pour les enfants, mais finalement tout le monde en profite!

Situé à une quarantaine de kilomètre de la côte, Tioman a gardé son charme d’île un peu coupée du monde, qui lui avait valu dans les années 70 le titre de plus belle île du monde attribué par le Times magazine. Il faut dire qu’elle a tout pour plaire : de jolies plages (quoiqu’aucune ne rivalise avec Pulau Besar), des sites de plongées à n’en plus finir, une jungle épaisse qui recouvre les montagnes où s’accrochent régulièrement quelques nuages, et même une plage sur la côte est qui est réputée comme le deuxième meilleur spot de surf de Malaisie après Cherating. Intéressant tout ça…

Sur les conseils d’un de nos hôtes à Pulau Busar, Nous avons réservé au Berjaya, un grand resort plutôt confortable (il y a même un petit parcours de golf) qui n’a pas grand-chose de routard même s’il figure dans le guide du même nom et dans le Lonely, et qui simplifie pas mal l’organisation à 10. Il a en plus l’avantage d’être assez proche de tout (de l’aéroport, de la route qui traverse l’ïle, …)

Nous avons 5 jours devant nous avec des objectifs bien clairs : snorkling de folie, aventures dans la jungle, et surf extrême (mais pas trop). J’ai caressé l’espoir, au vu du vent qui nous accueille le premier jour, d’y ajouter un peu de planche, mais il faut vite se rendre à l’évidence : les seules planches que l’on peut apercevoir sur cette île sont accrochées aux murs ou aux plafonds pour décorer. Même le Berjaya, qui proposait cette activité par le passé, n’a plus de matériel disponible. Serait-ce un sport en déclin ??!! Nous avons pu fort heureusement nous rattraper sur d’autres activités…

Snorkling (et autres péripéties marines)

Un groupe de snorklers bien décidé à en découdre!

Un groupe de snorklers bien décidé à en découdre!

Si la plage de l’hôtel est plutôt jolie, elle ne se prête pas trop au snorkling, d’autant que la mer va être un peu agitée pendant tout notre séjour. Nous essayons donc de booker une sortie en bateau vers Coral Island, une petite île inhabitée située non loin de Tioman (et juste en face de nous) qui a manifestement de beaux atouts pour la plongée. Malheureusement les conditions météo empêchent de nous y rendre et chaque matin la sortie est annulée. C’est un peu surprenant car le vent ne doit pas tellement dépasser les 10 nœuds et la mer, hormis quelques rares moutons, ne semble pas démonter, mais nous n’insistons pas. Nous nous rabattons, l’après-midi du 3ème jour (mercredi), pour un tour à Monkey bay, située dans le nord de l’île mais assez bien abritée du vent et de la houle, suivi d’une escale à Rengis Island, minuscule ilot planté 200m devant notre resort. Nous embarquons juste tous les 10 sur un bon vieux bateau, pas très rapide mais spacieux et confortable, et on saute dans les eaux de Monkey Bay 30 min après. On nous avait dit que c’était un peu moyen comme site, ça nous laisse imaginer à quoi peut ressembler le reste. La visibilité est jugée médiocre : on voit quand même à 10-15 mètres sans problème, et l’eau est vraiment belle. Les coraux sont considérés comme un peu sinistrés à cet endroit : il y a encore de quoi faire, et les poissons sont au rendez-vous. Si Adrien et Louis se régalent dans leurs palmes d’apprentis snorkler, ils ne sont pas les seuls. La famille Saudrais (les grands parents, Charlyne et Camillle) découvrent eux aussi les joies du snorkling sur fonds coralliens, et l’enthousiasme devient vite général. D’autant que le second site fera vite oublier Monkey Bay : le fond sous le vent de Rengis Island est entièrement tapissé de coraux, les poissons multicolores sont tellement nombreux qu’on a l’impression d’être dans un aquarium, il ne manquait plus qu’un petit requin pour rendre la plongée parfaite.

Silence, ça plonge. Louis et Adrien n'en croient pas leurs mirettes...

Silence, ça plonge. Louis et Adrien n'en croient pas leurs mirettes...

Le lendemain matin, remontés à bloc, nous avons enfin la possibilité d’aller à Coral Island. Rebelote, on part tous les 10, cette fois avec un petit groupe d’asiatiques en plus. Avant d’embarquer, on nous demande si on est vraiment sûr de vouloir aller à Coral Island, la mer étant quand même un peu formée. Sans consulter le reste du groupe, on répond par l’affirmative sans hésiter. On aurait peut-être du…

L’aller se passe bien, même si l’on se fait copieusement arroser, la mer n’est pas démontée et le bateau est suffisamment grand pour ne pas trop se faire secouer. On se pose devant une petite plage à l’abri du vent. L’endroit est magnifique et les fonds sont pas mal non plus, tout le monde en profite. Seul bémol, comme à Monkey Bay, plage « sauvage » rime avec de nombreuses mouches de sable, après un débarquement triomphal c’est rapidement la retraite de Russie jusqu’au bateau. Nous nous rendons ensuite au deuxième arrêt (sur 3 prévus), un haut fond situé 500m plus loin d’où dépassent quelques rochers. L’endroit est un peu moins abrité, on se dit que les enfants ne pourront peut-être pas aller à l’eau. Mais on a bien failli tous y aller.

Le capitaine du bateau en mode pare-bat'. Les mauvaises langues diront qu'il a le profil du poste...

Le capitaine du bateau en mode pare-bat'. Les mauvaises langues diront qu'il a le profil du poste...

Notre capitaine s’amarre sur un mouillage situé vraiment très près des rochers. Comme il y a quand même un peu de houle, le bateau bouge un peu et menace de taquiner la roche. On fait remonter les 2 ou 3 snorklers partis précipitamment, pour aller sur un autre mouillage. On démarre le moteur, on largue le mouillage, on démarre tranquillement une petite marche arrière, et là une alarme vaguement angoissante, du genre buzzer très strident et très amplifié, se fait entendre avant que le moteur ne s’arrête. Le capitaine tente de redémarrer plusieurs fois sans résultat. On part donc gentiment à la dérive vers les rochers pour un naufrage qui semble assez inéluctable. Petite panique à bord, tout le monde remet son gilet, seul le capitaine et son assistant semblent conserver un certain flegme dont on ne sait quoi penser : soit ils sont tellement dépassés qu’ils ne font plus rien, soit la situation est parfaitement maîtrisée d’une manière qui nous échappe. A quelques mètres des premiers rochers, le bateau s’arrête comme par miracle. En fait un cordage (notre propre mouillage pour tout avouer…) s’est pris dans l’hélice pendant la marche arrière, ce qui a arrêter le moteur – point négatif – mais cela nous retient au mouillage – point positif. Le répit est de courte durée, car le bateau commence à taper sur un rocher à fleur d’eau situé sur le côté. Le capitaine, dans un style héroïque ou pathétique au choix, se jette à l’eau avec ses lunettes de soleil pour rejoindre le rocher et tenter d’empêcher le bateau de cogner. Il a beau être massif (le capitaine), à part manquer de se faire écrabouiller et nous convaincre qu’il gère moyennement la situation, on continue d’entendre et de sentir les coups sourds de la coque sur la roche. Le capitaine suggère à ceux qui veulent faire du snorkling d’en profiter, sans doute une manière habile de commencer à évacuer le bateau ?

Le second prépare le remorquage. Il n'y a plus de pilote dans le bateau...

Le second prépare le remorquage. Il n'y a plus de pilote dans le bateau...

Pendant ce temps, le second plonge avec un couteau de plongée pour tenter de dégager l’hélice. Heureusement, Joël a la bonne idée de reprendre sur le mouillage, ce qui nous éloigne un peu des rochers et libère la tension dans l’hélice. Le second parvient à couper le bout du mouillage au niveau de l’hélice, mais pas à dégager celle-ci pour pouvoir redémarrer. On passe donc à la phase 2 de l’opération : le remorquage. D’abord par un petit bateau de plongée qui a bien du mal à nous éloigner des rochers, puis par un autre bateau de l’hôtel, qui nous ramène tranquillement jusqu’à la petite plage où nous étions précédemment.

Un peu d'imprévu, ça nous aurait presque manqué sinon!

Un peu d'imprévu, ça nous aurait presque manqué sinon!

Le capitaine, toujours souriant, nous invite à plonger à nouveau et à profiter de la mer pendant qu’il tente de réparer. On en profite pour voir l’étendue des dégâts sur la coque : de bonnes éraflures mais pas de grosse casse ni de voie d’eau, c’est du solide. Si l’hélice est rapidement dégagée, l’arbre semble avoir reculé de quelques centimètres et la marche avant ne fonctionne pas. Comme un retour en marche arrière semble peu plausible, un autre bateau est appelé à la rescousse pour nous ramener à bon port. Lors de notre transbordement, nous faisons nos adieux au capitaine, qui s’excuse pour le désagrément mais conserve son sourire et sa jovialité. Notre bateau initial devra pourtant être remorqué jusqu’à Tekek pour réparation…

Si cette aventure va mettre un terme aux sorties en mer à 10, nous persistons, après le départ des grands parents et oncle et tante et cousin et cousine, pour une ultime sortie bateau. Logeant à Salang (nord de Tioman) pour ces 2 derniers jours de prolongation, Coral Island est vraiment tout près. Mais là encore pas de chance, au moment de partir le capitaine nous dit qu’il y a trop de mer pour aller à Coral Island, et nous allons avoir droit à un bis repetita des sites déjà vus, sauf que là, we et début de congés scolaires à Singapour obligent, ça grouille non plus de poissons mais de touristes. Coral Island se mérite, et nous n’aurons fait que l’effleurer !

Gare aux we, le snorkling de masse débarque à Tioman!

Gare aux we, le snorkling de masse débarque à Tioman!

Balade dans la jungle et surf

A priori pas de lien évident entre ces deux activités. Sauf que le spot de surf de Juara est situé de l’autre côté de l’île, il faut donc traverser la jungle d’ouest en est pour y accéder depuis notre resort. Pour cela deux itinéraires possibles : une route escarpée de 7 km, ou un chemin de randonnée qui rejoint la route peu avant d’arriver à Juara. Dès le lendemain de notre arrivée, à peine le soleil darde t’il ses premiers rayons sur la forêt tropicale, que deux randonneurs (Joël – beau-frère - et moi-même) partent à l’assaut des montagnes rocheuses pour aller défier les montagnes liquides qui se brisent sur les coraux acérés de Juara. Bon d’accord j’en fais un peu trop. Mais on s’est quand même lever tôt pour par trop crever de chaud. Et pour éviter de se perdre, on prend par la route. Celle-ci commence par une montée interminable, on se dit très vite qu’on ne le fera pas avec les enfants, et on arrive au sommet trempés en ayant quasiment bu toute notre eau. La redescente vers Juara est beaucoup moins raide, le reste de la ballade est très agréable. La route est peu fréquentée (en 2h on a compté 3 4x4 et une dizaine de motos), et la forêt et ses bruits bien présents. On repère au passage l’embranchement avec le chemin de rando, et on arrive à Juara sur les coups de 10h. Les éléments n’ont pas l’air déchaînés – ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu notre niveau – mais il pourrait y avoir de quoi faire. On se renseigne sur les possibilités de louer, et on nous indique l’extrémité sud de la baie, qui nous rajoute 2 km de marche. Arrivés au repère des surfeurs, c’est la déception : le gérant est absent pour quelques jours, et en son absence impossible de louer des planches. On a beau insister et essayer d’autres endroits, on doit se résigner.

La plage de Juara et son air de "secret spot"

La plage de Juara et son air de "secret spot"

On se console par une bonne baignade sur la grande plage de sable, avant de reprendre la route puis le chemin de randonnée jusqu’à Tekek. Nous rejoindrons nos pénates à 14h30, fourbus mais contents de cette belle escapade malgré l’absence de surf.

Juara a en effet un charme qui manque un peu aux autres plages de Tioman que nous avons pu voir : d’abord il n’y a pas que du tourisme, il semble y avoir quelques pêcheurs, et on trouve une école et une vie locale qui nous parait un peu plus authentique. Ensuite la plage est immense, et il y a beaucoup d’espace plat derrière, contrairement à Salang par exemple qui est un peu encaissé entre la mer et les montagnes. Bref, à Juara, on respire, et on ne croise quasiment aucun touriste – le début de période post-mousson y est peut-être pour quelque chose.

Quant à la randonnée, si la route n’a pas un énorme intérêt, le passage par le sentier permet de s’immerger dans l’ambiance de la forêt tropicale, sans pour autant risquer de se perdre : le chemin est immanquable et suit la ligne électrique aérienne, seule tâche dans un bel écrin de verdure exubérante.

Joêl dépasse le 1m90, mais les arbres dépassent Joël de beaucoup...

Joêl dépasse le 1m90, mais les arbres dépassent Joël de beaucoup...

Nous avons dû en tout cas être d’un enthousiasme communicatif, car le lendemain matin (mardi 5 mars), avec des conditions de snorkling toujours médiocres, nous sommes tous les 10 à partir pour Juara, cette fois en 4x4, avec l’intention de lâcher au retour, au début du sentier de rando, les 4 adultes encore vierges de forêt tropicale. Nous profitons de l’immense plage quasi déserte et des petits rouleaux avec les enfants qui se régalent. Il semblerait par ailleurs que Juara soit l’une des rares plages où ne sévissent pas les mouches de sable. Un déjeuner face à la mer avant de repartir, les surfeurs de l’extrême étant assignés au baby sitting pour l’après midi.

Charlyne et Camille aiment bien Juara aussi

Charlyne et Camille aiment bien Juara aussi

Il faudra attendre encore 2 jours pour jouer le 3ème acte Juara. Après le quasi-naufrage à Coral Island le matin, nous reprenons, Joël et moi, en début d’après-midi la route de l’est, cette fois ci en scooter. Il faut rester en 1ère sur une bonne partie de la montée (et aussi de la descente pour ne pas trop faire chauffer les freins), mais ça passe, la route est globalement en bon état. Nous allons directement à la « cabane des surfeurs » au sud de la plage, où l’ambiance est enfin là : une douzaine de types entre 20 et 30 ans, occidentaux ou malais en short de surf, sont installés nonchalamment et regardent les vagues. Et ça à l’air plutôt pas mal, du moins pour nous, parce qu’il n’y a personne à l’eau, sans doute attendent-ils les conditions parfaites ? Il n’y a toujours personne pour louer des surfs, le gérant n’étant pas là l’après-midi entre 14h et 18h30 ! Heureusement on finit par trouver 2 types qui nous prêtent leur planche (l’un gracieusement, l’autre pour une modique somme), et on part à l’eau sans plus réfléchir. Joël a quand même la présence d’esprit de regarder où les vagues cassent et où il vaut mieux remonter, mais avec la marée les choses évoluent assez vite et on se prendra beaucoup plus de mousses dans la tronche qu’on ne va surfer de vagues. Peu importe, au bout d’une heure trente on sort vannés, mais heureux d’avoir enfin goûté aux joies de la glisse dans un cadre splendide de bout du monde. Le surf à Juara se mérite lui aussi !

La session tant attendue, enfin !

La session tant attendue, enfin !

Bullage, farniente, jugging, piscine, etc…

Le Berjaya incite assez largement aussi à la détente. Les piscines avec toboggans, les chaises longues, les bars/restaurants… permettent aussi d’assez vite meubler les journées. On poussera même l’ambiance club jusqu’à un petit karaoké avec le groupe de musique de l’hôtel, devant un parterre de touristes heureusement limité, et qui ne sont pas près d’acheter des disques de Jacques Dutronc ou de Johnny Hallyday…

Ce séjour à Tioman ressemble davantage à des vacances que le reste de notre voyage. On fait le plein de mer, de soleil, de sommeil et de famille avant la prochaine grande étape en Nouvelle Zélande.

Seul petit soucis de ces 10 jours passés au bord de l’eau : les piqures. A cet égard le monde se divise en deux catégories : ceux qui ne se font pas piquer (ou qui ne réagissent pas aux piqures), et ceux qui se font piquer. Charlyne et Adrien font partis de la seconde catégories, et sont même particulièrement gâtés. Comme on se protège des moustiques, on pense qu’il s’agit principalement des mouches de sable, et on peut dire qu’elles incitent à rester longtemps dans l’eau…

La cuisse d'Adrien...

La cuisse d'Adrien...

... le bras de Charlyne...

... le bras de Charlyne...

... et les heureux rescapés des piqures!

... et les heureux rescapés des piqures!

Nous prenons dimanche 10 mars un vol pour Singapour (à 50€ le billet, on a assez vite renoncé au bateau + bus), l’aéroport de Tioman et l’avion de Berjaya Air étant des attractions en soit, qui rappellent quelques bons souvenirs d’Air Calédonie. On se demande comment on peut faire tenir une piste sur cette ïle, et l’atterrissage sur Calvi en Corse doit être un jeu d’enfant comparé à l’arrivé sur l’aérodrome de Tekek.

Nous avons donc encore 4 jours pour visiter Singapour, et nous avons assez vite le sentiment en arrivant qu’on ne va pas avoir le temps de s’ennuyer…

Il y avait beaucoup de photos de coucher de soleil en lice pour clôturer cet article !

Il y avait beaucoup de photos de coucher de soleil en lice pour clôturer cet article !

PS : le premier qui trouve le sens du terme jugging gagne un coup à boire. Allez, c'est quand même plus facile que de déchiffrer l'étiquette d'une Singha!

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Pas mal, mais non Audrey, essaie encore. Et bon courage pour le temps pourri
Répondre
A
Toujours un régal de lire vos aventures...pendant que nous sommes encore en manteau de sport d'hiver, les pieds dans la neige! Enfin au moins on n'a pas encore de moustiques!<br /> <br /> Allez, je joue : Jugging = Jogging dans la jungle<br /> <br /> bisous à tous
Répondre