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15 au 25 mai 2013 - Japon 2/2 – Nikko, Nara, Osaka

26 Mai 2013 , Rédigé par Famille ROPTIN

Nous n'avons pas trop exploré le Japon hors des villes, mais ça semble valoir le coup ! Rando à Chuzenji-ko, près de Nikko.

Nous n'avons pas trop exploré le Japon hors des villes, mais ça semble valoir le coup ! Rando à Chuzenji-ko, près de Nikko.

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Nous avons souvent en tête l’image des touristes japonais, arrivant à Paris ou ailleurs, qui passent leur temps à mitrailler avec leurs appareils photos. Après quelque temps passé au Japon, on se dit qu’il n’est pas exclu qu’ils aient eux-mêmes une image similaire des occidentaux se rendant au Japon : de toutes les destinations que nous avons faites jusqu’à maintenant, c’est clairement au Japon que nous remplissons le plus vite la carte mémoire de notre compact. Sans doute pour les mêmes raisons qui poussent les nippons à s’énerver sur le déclencheur quand ils sont à Paris : d’abord des sites magnifiques dont on veut emporter des souvenirs, mais aussi des tas de détails insolites de la vie quotidienne qui se démarquent de nos habitudes. Je suis persuadé que si l’on faisait un sondage des touristes français venus au Japon qui ont pris en photo les toilettes (ultra modernes avec siège chauffant et je vous passe les autres détails), on aurait une large majorité…

En ce qui nous concerne, après une grosse semaine entre Tokyo et Kyoto, on commençait à s’habituer avec bonheur aux spécificités qui nous avaient un peu déroutés au début. Mais pour ce qui est des sites magnifiques, nous avions encore de beaux jours devant nous !

Nikko, où les sites religieux se fondent dans la nature...

Nikko, où les sites religieux se fondent dans la nature...

Nikko est une petite ville à 1h30 de la gare de Tokyo, où sont concentrés, dans un cadre naturel fait de grands cèdres et de collines, de nombreux temples et sanctuaires datant en grande partie du début de la période d’Edo (1600-1850), et construits justement en l’honneur des shoguns qui dominaient le Japon à cette époque, reléguant l’empereur au statut de symbole. Et autant dire qu’ils ont mis le paquet pour en mettre plein la vue à leurs sujets…

L’escapade peut se faire à la journée depuis Tokyo, comme en atteste les nombreux bus qui débarquent en milieu de matinée et repartent en milieu d’après-midi, mais on se décide assez vite pour y passer 2 nuits – notre temps d’escale minimum pour avoir au moins une journée complète sur place sans se soucier des bagages. On n’hésitera pas beaucoup non plus à prolonger d’une nuit…

Après un départ pas très matinal de Tokyo, nous arrivons pile pour la sieste d’Alice dans un petit Ryokan situé au bord de la rivière, dans un quartier tranquille de Nikko. Nikko étant déjà très tranquille par rapport à Tokyo, ça nous fait un peu un choc de se retrouver si vite dans ce cadre plutôt champêtre. Nous profitons de la fin d’après-midi pour une balade le long de la rivière, un cadre naturel superbe avec au bord du chemin un alignement de petites statues bouddhiques en pierre recouvertes de mousse (le Gamman-Ga-Fuchi Abyss), le charme opère assez vite…

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Le Tosho-gu, sanctuaire de Tokugawa (1er shogun de la période d'Edo), ne fait pas dans la sobriété...

Le Tosho-gu, sanctuaire de Tokugawa (1er shogun de la période d'Edo), ne fait pas dans la sobriété...

Le lendemain matin (jeudi 16 mai), nous partons de bonne heure pour arriver avant la foule sur les principaux sites. Nous commençons par le Rinno-Ji, temple boudhique fondé bien avant la période d’Edo, mais manque de chance le bâtiment principal est en grand travaux, on ne peut pas voir grand-chose. On se rabat sur un petit jardin situé dans l’enceinte du temple. C’est notre première véritable visite de ce type de jardin, et autant se l’avouer, on est assez fan, surtout qu’il n’y a personne. On prend donc notre temps avant de rejoindre le Tosho Gu, sanctuaire shintoiste construit en l’honneur du premier shogun de l’ère edo, et lorsque nous y parvenons, la foule de touriste a déjà débarqué. Le site est malgré tout remarquable, ça va du monumental aux petits détails de décoration sur différents bâtiments, la haute fréquentation ne nous empêche pas d’être éblouis et d’y rester un bon moment.

En sortant du Tosho Gu, nous prenons un chemin de pierre qui monte dans la forêt jusqu’à un petit sanctuaire que nous avions repéré sur la carte fournie par notre ryokan (non signalé dans le Lonely). Ce qu’il y a de bien avec les touristes en groupes et les scolaires, c’est qu’ils vont tous au même endroit, et dès qu’on s’écarte un peu, on est très tranquille. Nous croiserons un premier temple (Kaizando) au pied d’une falaise avec de beaux arbres en fleur, un petit troupeau de daims sauvages (assez différent de Nara !) effrayés par notre arrivé que nous verrons traverser en courant le chemin 15m devant nous, et pas plus d’une dizaine de personnes avant de parvenir au sanctuaire de Takinoo au bout d’une grosse demi-heure. Une route a beau ne pas passer très loin, une fois monté un dernier escalier en pierre – toujours dans la forêt – on a l’impression d’être dans un endroit unique. Non pas que les bâtiments soient exceptionnels, mais le cadre et la tranquillité du lieu ne nous font pas regretter le Tosho Gu.

Arrivée au sanctuaire de Takinoo, une expérience assez unique...

Arrivée au sanctuaire de Takinoo, une expérience assez unique...

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Après une descente sur l’autre versant, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un restaurant apparemment quelconque, mais l’on va découvrir, aux nombreuses photos encadrées au mur, qu’un certain Jaques Chirac y a également fait escale en 1998. Renseignement pris, c’était en voyage officiel, mais son 44ème séjour au Japon tout de même, un sacré fan du Japon et / ou des japonaises celui-là !

Grosse inspiration de Chirac pour cette dédicace !

Grosse inspiration de Chirac pour cette dédicace !

Pour notre seconde journée sur place, nous optons pour une randonnée à une douzaine de kilomètres à l’ouest de Nikko. Après une longue montée en bus et un petit téléphérique, nous commençons la randonnée par un superbe point de vue sur le lac Chuzenji et les montagnes environnantes, ainsi que sur la cascade de Kegon. Le Lonely planet parle d’une petite randonnée d’1,5 km qui descend jusqu’au village de Chuzenji au bord du lac, et c’est vrai qu’à vol d’oiseau la ville parait toute proche. Sauf que nous ne sommes pas des oiseaux, et que la randonnée, selon les indications fournies au départ du téléphérique, fait plutôt 3 heures avec de bons dénivelés positifs. On ne se démonte pas pour autant, il fait un temps superbe et la randonnée tient toutes ses promesses : arbres en fleurs, vues sur le lac et les sommets enneigés. On ne croise que de rares retraités japonais qui galopent plutôt bien et nous gratifient de nombreux sourires – Alice dans le sac à dos, c’est toujours un succès. On bouclera finalement en 2h30, ce qui n’est pas le moindre motif de satisfaction, d’autant que cela va permettre à Charlyne et Adrien d’arriver à temps pour assister au concours annuel de tir à l’arc à cheval en costume d’époque, qui a lieu devant le Tosho Gu à 13h.

Panorama all inclusive : la montagne, le lac, la cascade.

Panorama all inclusive : la montagne, le lac, la cascade.

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut assister à une fête traditionnelle Japonaise, et celle-ci va bien marquer Adrien. Les concurrents partent au triple galop et décochent trois flèches sur trois cibles successives situées le long de l’allée qui mène au Tosho Gu. C’est plus captivant que le spectacle que l’on verra à notre arrivée à Nara le lendemain soir…

De succulents repas et l’onsen privatif de notre ryokan (pourtant très abordable) vont achever de faire de cette escale à Nikko un très bon moment, reposant mais super intéressant, après la fièvre de Tokyo et avant notre prochaine étape, Nara.

Une bonne bouffée d'oxygène à Nikko avant de repartir pour Nara

Une bonne bouffée d'oxygène à Nikko avant de repartir pour Nara

Nara (+escapade complémentaire à Kyoto)

Le Daibutsu-den, dominant le parc de Nara, vu depuis le toit de la préfecture

Le Daibutsu-den, dominant le parc de Nara, vu depuis le toit de la préfecture

Nara peut s’enorgueillir d’avoir été la première capitale permanente de l’empire nippon au 7ème siècle, avant c’était des capitales tournantes (à chaque empereur une nouvelle ville) et ce sera ensuite Kyoto pour un millénaire. Elle bénéficie à ce titre d’un riche patrimoine, dont 8 sites classés Unesco, mais sa situation à proximité de Kyoto et d’Osaka (45min dans les 2 cas) en font plutôt une destination à la journée. Raison de plus, comme pour Nikko, d’y passer quelques jours !

Après avoir emprunté successivement 4 trains différents depuis Nikko, nous arrivons à la gare de Nara peu avant 17h. L’ambiance de petite ville de province nous plait assez vite – ce n’est pas pour rien qu’on habite à Nantes ! On passe à l’office de tourisme situé à la sortie de la gare, et là on nous dit qu’une chance exceptionnelle s’offre à nous : un spectacle qui n’a lieu qu’une fois par an commence à 17h30 au temple Kofuku-ji. On a beau être un peu fatigués du voyage, le temple étant sur la route pour rejoindre notre logement, on tente le coup. Avec les 12kg de bagages qu’on a laissé à Gwendal, on a retrouvé un peu de mobilité, et on parcourt à pied un petit km jusqu’au temple. Arrivés là-bas juste au début du spectacle, on se renseigne sur les prix, qui nous paraissent assez élevés. On peut néanmoins observer de loin gratuitement, ce qui nous va nous permettre de juger si cela mérite d’acheter de vraies places. Ca commence très lentement, avec des prêtres ( ?) qui déclament des textes, et ça continue doucement avec des chants bizarroïdes. Pas de musique ou presque, pas de danse, au bout d’un quart d’heure les enfants se lassent, ce qui nous fait une bonne excuse pour mettre les voiles.

Un spectacle certainement passionnant pour ceux qui parlent japonais et connaissent le sens des différents rituels. Pour nous, un peu trop intello...

Un spectacle certainement passionnant pour ceux qui parlent japonais et connaissent le sens des différents rituels. Pour nous, un peu trop intello...

20 minutes de marche supplémentaires dans de petites ruelles fort sympathiques, nous arrivons au Ryokan que Charlyne a dégotté. Contrairement à nos deux précédentes expériences (Ueno et Nikko), il s’agit là d’une « vraie » auberge traditionnelle : que des portes et fenêtres coulissantes (et donc isolation phonique moyenne !), bâtiment assez ancien avec beaucoup de bois, petit jardin japonais, salle de petit déjeuner sur tatami, salle d’eau et bain collectifs…. Bref tout y est, et nous avons en plus une grande chambre à l’étage qui donne sur le jardin, ce qui ne gâche rien. L’accueil est encore une fois très chaleureux, nous n’avions déclaré qu’un enfant à la réservation (comme on le fait en général, Alice ayant son propre lit), et on les sent très gênés de nous dire qu’il y a un supplément (moins de 10€) pour l’enfant en plus.

Pour le dîner, nous choisissons un improbable bar de jazz qui fait aussi restaurant. Tous les clients sont assis au bar pour manger ou prendre un verre, et nous nous installons sur l’une des 2 petites tables juste derrière. Une serveuse nous apporte, comme dans tous les restaurants au Japon, des petites serviettes chaudes, et la chanson en cours se termine juste au moment où Alice la gratifie d’un « arigato » bien sonore. Tout le monde au bar se retourne et éclate de rire. Entre les clients, les serveuses et la patronne, les enfants ne vont pas manquer d’attentions et de distractions pendant tout le reste du dîner… au point qu’on y retournera 2 fois au cours de notre séjour à Nara.

L’ambiance de Nara nous plait assez vite, si bien que de 2 nuits prévues initialement, nous allons en passer 4. D’abord pour visiter le parc et le très impressionnant Daibutsu-den, mais aussi pour avoir l’occasion de retourner à Kyoto pendant une journée.

Le Pavillon d'Or, petit retour sur Kyoto

Le Pavillon d'Or, petit retour sur Kyoto

Nous irons donc finalement voir le Pavillon d’Or, sur lequel nous avions fait l’impasse avec Gwendal, craignant un trop grand afflux touristique. Il y a en effet beaucoup de monde, et le circuit imposé à l’intérieur de l’enceinte manque un peu de charme. Il n’en reste pas moins que ce Pavillon recouvert de feuille d’or est assez incroyable. Nous pensions initialement faire le Pavillon d’Argent dans la foulée, mais sa situation à l’autre bout de la ville et sa haute fréquentation nous en dissuadent. Nous optons pour une halte au Daitoku-ji, vaste ensemble de temples zen qui vont bien correspondre à l’idée qu’on se fait de cette branche du bouddhisme : un peu coupé du reste de la ville, on se ballade d’un temple à l’autre dans le calme, et l’on va découvrir de splendides petits jardins japonais : un en pierre au Daisen-in, l’autre plein de mousse au milieu d’énormes bambous au Koto-in, d’où on aura bien du mal à redécoller pour rejoindre la gare de Kyoto puis Nara !

Attention, une fois franchie la porte du Koto-in, vous n'aurez plus envie d'en sortir...

Attention, une fois franchie la porte du Koto-in, vous n'aurez plus envie d'en sortir...

Nos deux journées complètes de visite à Nara vont s’avérer très plaisantes. Les principaux sites se situent dans le Nara Koen, un grand parc où évoluent en toute liberté de nombreux daims peu farouches – top avec les enfants. Et entre le jardin Isui-en, le gigantesque Daibutsu-den et son non moins gigantesque Bouddha en bronze à l’intérieur, le pavillon Nigatsu-do, qui domine le parc, et le sanctuaire de Kasuga Taisha calé au pied des collines, il y a de bonnes ballades à faire ! Cela va nous permettre également de conserver, en dehors de la journée à Kyoto, un rythme assez cool pour les enfants : sieste pour Alice et devoirs pour Adrien, l’un comme l’autre en ayant bien besoin !

Ballade Nara # 1 : C'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur, et au pied du Daibutsu-den qu'on réalise à quel point il est grand.

Ballade Nara # 1 : C'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur, et au pied du Daibutsu-den qu'on réalise à quel point il est grand.

Ballade Nara #2 : le Nigatsu-do, qui offre une superbe vue sur la ville

Ballade Nara #2 : le Nigatsu-do, qui offre une superbe vue sur la ville

Ballade Nara #3 : les daims font partis intégrante du décors

Ballade Nara #3 : les daims font partis intégrante du décors

Ballade Nara # 4 : le Isui-en, l'un des plus beaux jardins que l'on verra au Japon

Ballade Nara # 4 : le Isui-en, l'un des plus beaux jardins que l'on verra au Japon

Si nous avions pensé un moment nous aventurer un peu plus au Sud du Japon ou dans l’île de Shikoku, nous allons finalement terminer notre séjour à Osaka. Et la route ne devrait pas être trop longue pour y parvenir…

Osaka

L'Umeda Sky Building, l'un des gratte ciel emblématique d'Osaka, conçu par Hiroshi Hara - qui a également à son actif la gare futuriste de Kyoto

L'Umeda Sky Building, l'un des gratte ciel emblématique d'Osaka, conçu par Hiroshi Hara - qui a également à son actif la gare futuriste de Kyoto

Notre départ du Japon étant prévu de l’aéroport d’Osaka, il était assez logique de terminer notre séjour dans ce qui est la deuxième ville du Japon, loin derrière la conurbation de Tokyo. Osaka présente en effet de nombreux attraits, d’une autre nature que les temples et sanctuaires de Kyoto et Nara, ce qui permet en outre de changer un peu !

Osaka possède notamment un magnifique aquarium, réputé comme l’un des plus grand du monde. Nous n’attendrons pas longtemps pour nous y rendre : à peine installé dans un hôtel très bien placé – style occidental cette fois, nos dos commençaient à saturer des futons depuis une semaine – nous nous rendons à ce fameux aquarium. Très imposant, très bien fait, très peu cher (20€ par adulte, gratuit pour les enfants, et combiné avec un coupon journée du métro), très peu de monde, un bassin immense où évolue notamment un requin baleine, d’autres avec des dauphins, des phoques, des tortues… On vous laisse deviner ce que les enfants ont préféré entre ça et le Pavillon d’Or. A la sortie, le soleil déclinant nous incite à faire un tour dans la grande roue située juste à côté, qui offre un premier très beau panorama de la ville et du port. On complètera la séance « grands classiques d’Osaka » par une sortie et un diner dans le quartier de Dotombori, très animé le soir avec d’innombrables néons un peu dans le style Time Square, mais à la sauce japonaise.

Un aquarium hors norme pour des poissons hors normes

Un aquarium hors norme pour des poissons hors normes

Notre quête du parfait jardin japonais n’était toujours pas achevée à 2 jours du départ. C’est pourquoi, le lendemain matin, nous reprenons le shinkansen pour une visite du Koraku-en, réputé l’un des trois plus beaux jardins du Japon. Et compte tenu de ce que l’on a déjà vu, dont aucun ne figure dans ce top 3, on s’attend à une merveille. C’est peut-être pour cela que nous serons un peu déçus. A peine ¾ d’heure de train jusqu’à Okayama, 10 minutes de tram et 10 minutes de marche, et nous voilà dans un joli parc. Assez grand avec de grandes pelouses (d’ailleurs pas très bien coupées…), la promenade dans le parc est tout de même plaisante, et offre quelques beaux points de vue, mais on reste clairement sur notre faim : à tout prendre, et sans chauvinisme excessif, je préfère le jardin des Plantes à Nantes.

Le Koraku-en, soi-disant un des 3 plus beaux jardins du Japon.

Le Koraku-en, soi-disant un des 3 plus beaux jardins du Japon.

Dans la foulée, nous faisons un tour du château médiéval situé juste en face. L’édifice, reconstruit après la guerre à l’identique de son ancienne version, est plutôt réussi et offre un beau point de vue sur le jardin. Mais la bonne surprise viendra surtout de la séance de déguisement offerte avec le ticket d’entrée, où l’on va bien se marrer sous l’œil tout aussi amusé des rares touristes japonais également présents. De retour à Osaka en fin d’après-midi, nous nous offrons après diner un deuxième panorama de la ville, cette fois-ci de nuit, du haut de l’Umeda Sky Building, où nous nous rendons assez facilement à pied depuis l’hôtel. Le building est intéressant en lui-même, avec deux grandes tours coiffées d’une plateforme qui les relie au sommet. Le côté sympa est d’être en plein air sur la plateforme, et les lumières de la ville sont superbes vues de haut.

No comment...

No comment...

Avec l’aquarium, nous avions repéré dans le Lonely deux sorties sympas avec les enfants à Osaka : le musée en plein air des vieilles fermes japonaises, et le spa world. Le musée, situé dans un grand parc au nord d’Osaka – qui a bien des égards, vaut largement le Koraku-en, mais non je ne suis pas aigri – présente une reconstitution très méticuleuse d’une dizaine de maisons rurales traditionnelles, il ne manque que quelques animaux pour remporter le suffrage inconditionnel des enfants. Ils apprécieront surtout le kids paradise, aire de jeux gratuite et néanmoins déserte située dans le parc. Les jeux pour enfants ne sont pas légions aux Japon, mais quand ils s’y mettent ça vaut le détour…

L’autre bonne surprise de cette dernière journée viendra du spaworld, apparemment le plus grand complexe de bains du monde – à Osaka ils aiment bien les records. Nous y allons surtout pour le 8ème étage, qui renferme un complexe aquatique avec toboggans et piscine, un succès garanti pour les petits lus qui, malgré les onsens, ont toujours envie de patauger ! C’est franchement immense, puisque ce simple étage fait quasiment la taille d’un petit parc aquatique. On était à deux doigts de réussir à passer avec Adrien pour les trois toboggans de « grand » (>1,20m), mais juste au moment où Adrien s’éloignait de la toise, le maître-nageur a réalisé qu’il était sur la pointe des pieds. Dommage, mais l’espace pour les jeunes enfants avec de petits toboggans, la vue sur les toits de la ville et les bains chauds suffiront amplement à meubler jusqu’à la fermeture du 8ème étage. Les 2 autres principaux étages, l’un dédié aux bains orientaux, l’autre aux bains occidentaux, et affectés l’un ou l’autre aux hommes ou aux femmes avec changement chaque mois, sont eux ouverts 24h/24 ! On y fera un rapide saut pour prendre nos douches, c’est tout simplement immense, des bains de toutes sortes, très propres, avec tout fournis : serviettes, savon, shampoing, rasoir, crèmes etc… Charlyne serait bien restée un peu plus aussi. Comme souvent depuis notre arrivée au Japon, on reste pantois devant la qualité du service offert comparé à son prix. Nous aurons déboursé moins de 30€ à 4 personnes, et même s’il y avait un tarif spécial ce jour-là, ça reste incroyablement peu cher par rapport à nos expériences en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

Notre dernière journée à Osaka sera celle des tobogans, normaux (quoique) avant d'être aquatiques.

Notre dernière journée à Osaka sera celle des tobogans, normaux (quoique) avant d'être aquatiques.

Conclusion Japon

De tous les pays visités jusque-là, le Japon aura sans doute été notre étape la plus riche sur le plan culturel. Pour les sites exceptionnels qui s’y trouvent –même si beaucoup de monuments sont des reconstructions plus ou moins récentes – et pour l’expérience réellement dépaysante de la culture japonaise.

L’une des bonnes surprises a été le coût de la vie relativement faible sur place. Cela a bien sûr à voir avec l’actualité des taux de changes, mais si l’on compare avec l’Australie, sur bien des postes on divise grosso modo par 2. Si les logements restent assez chers, les restaurants (hormis les boissons) sont très abordables – ce qui tombait plutôt bien puisqu’on n’avait pas de quoi se faire à manger. Et dans tous les cas, que ce soit pour le logement, la nourriture, les transports ou les activités, la qualité du service est toujours irréprochable.

Ajoutons à cela l’extrême gentillesse et la prévenance des japonais eux-mêmes. Chaque fois que nous avons demandé un renseignement à quelqu’un, celui-ci nous a aidé autant qu’il l’a pu. Quand on demandait notre chemin, les gens n’hésitaient pas à nous accompagner, parfois en faisant un beau détour, pour nous y conduire. Quant à l’attitude avec les enfants, c’était très souvent jovial et plein d’exclamations (avec des « ooooh » tout ce qu’il y a de plus japonais), tout en étant toujours très respectueux et pas intrusif, pas du genre à se prendre en photo ou à prendre Alice dans les bras sans demander l’avis des parents et de l’intéressée. On craint de moins apprécier la Chine de ce point de vue là…

Le Japon, une destination Nature & Découvertes

Le Japon, une destination Nature & Découvertes

Notre expérience Japonaise aura été essentiellement urbaine, mais il semble que la nature ait aussi beaucoup à offrir aux amoureux de paysages. Notre seule expérience (rando près de Nikko) était en tout cas très probante, et si le reste du Japon offre autant de décors variés que la Nouvelle Zélande – avec qui le Japon a pas mal de points communs géologiques – alors on peut facilement imaginer un très long séjour sur place avant de se lasser.

Enfin, côté période de l’année, c’était plutôt le bon moment : nous avons eu globalement du très beau temps (3 jours pluvieux, 15 jours de soleil, je me suis laissé entendre dire que les stats en Bretagne sont un peu différentes jusqu’à maintenant) avec des températures dignes d’un été en Bretagne, idéal donc pour les visites. Il peut-être également intéressant de venir plut tôt dans le printemps pour les fleurs (cerisiers notamment), ou alors carrément à l’automne pour les couleurs des arbres, mais les jardins étaient tout de même très beaux en ce mois de mai – à part le Koraku-en, un peu quelconque, oui je suis aigri.

Nous partons donc en ce samedi 25 mai vers la Chine, qui promet également des visites exceptionnelles. Et cette fois-ci, si les enfants se lassent, on pourra leur dire qu’on rentre bientôt à la maison !

Un soleil couchant au Japon, c'est un peu malvenu... Celui là est bien mûr, les lumières d'Osaka ont déjà pris le dessus.

Un soleil couchant au Japon, c'est un peu malvenu... Celui là est bien mûr, les lumières d'Osaka ont déjà pris le dessus.

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